Quelle langue est considérée comme la langue internationale de la science ?
La réponse
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L’anglais est aujourd’hui considéré comme la langue internationale de la science, surtout parce qu’il domine très largement la publication et la circulation des résultats de recherche. Environ 90 % des articles consacrés aux sciences, aux technologies et à la médecine sont publiés en anglais. Cette place ne signifie pas que tous les chercheurs le parlent comme langue maternelle ni qu’il soit la seule langue utilisée dans les laboratoires, mais il constitue la principale langue commune pour communiquer entre scientifiques de pays différents.
Une langue commune pour publier et échanger
Dans la recherche contemporaine, l’anglais est particulièrement présent dans les articles destinés à une audience internationale, les conférences, les ouvrages spécialisés et les échanges entre équipes. Un chercheur peut effectuer ses travaux dans une autre langue, puis rédiger ses résultats en anglais afin qu’ils soient lus par un public plus large. De nombreuses revues internationales publient principalement, voire exclusivement, dans cette langue. Cette situation facilite la diffusion mondiale des connaissances, car les chercheurs disposent d’un idiome commun pour présenter une méthode, comparer des résultats ou discuter les travaux d’autres équipes. Elle donne également à l’anglais une importance particulière dans l’évaluation de la recherche et dans la construction de la visibilité scientifique.
Une domination renforcée après la Seconde Guerre mondiale
La prédominance actuelle de l’anglais s’est surtout affirmée après la Seconde Guerre mondiale. À cette période, les États-Unis ont pris une place majeure dans la recherche mondiale, grâce à l’importance de leurs institutions, de leurs laboratoires et de leurs moyens consacrés à la recherche. La production scientifique anglophone a alors gagné en influence, tandis que les revues et les réseaux internationaux utilisant l’anglais devenaient de plus en plus centraux. Cette évolution a créé un effet cumulatif : plus l’anglais était employé pour publier les découvertes importantes, plus les chercheurs d’autres pays avaient intérêt à l’utiliser à leur tour. La langue s’est ainsi imposée progressivement comme le principal moyen de communication scientifique internationale.
Une prééminence qui crée aussi des difficultés
Cette situation présente des avantages pratiques, mais elle peut aussi désavantager les chercheurs qui ne sont pas anglophones. Rédiger un article scientifique exige non seulement de maîtriser la langue, mais aussi d’en connaître les usages spécialisés et les conventions rédactionnelles. La traduction, la relecture et la préparation d’un manuscrit en anglais peuvent demander du temps et des ressources supplémentaires. Par ailleurs, les recherches publiées dans d’autres langues risquent d’être moins visibles à l’échelle internationale, même lorsqu’elles sont importantes. L’anglais reste donc la langue la plus utilisée dans la publication scientifique, sans faire disparaître les autres langues de la recherche, qui conservent leur rôle dans l’enseignement, les échanges nationaux et certaines publications spécialisées.
