Quand l'arabe est-il devenu une langue officielle de l'ONU ?
La réponse
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La langue arabe fait partie des six langues officielles de l’Organisation des Nations unies depuis 1973. Elle a alors rejoint l’anglais, le français, l’espagnol, le chinois et le russe, qui constituent encore aujourd’hui la liste des langues officielles de l’ONU. Cette décision a donné une reconnaissance institutionnelle à une langue au rôle majeur dans l’histoire, la culture et la vie politique de nombreux pays d’Afrique et d’Asie.
Une décision prise en 1973
L’arabe est devenu une langue officielle de l’ONU en 1973, à la suite d’une décision de l’Assemblée générale. Il s’agit de la dernière langue ajoutée à la liste des langues officielles de l’organisation. Cette intégration ne signifie pas que l’arabe est devenu la langue unique ou dominante des Nations unies : elle lui confère le même statut général que les cinq autres langues reconnues par l’ONU. Les débats, les documents et les communications concernés peuvent ainsi être rendus accessibles en arabe, grâce aux services de traduction et d’interprétation de l’organisation.
Une reconnaissance internationale
Le choix de l’arabe s’inscrit dans la place croissante occupée par les pays arabes dans les relations internationales. Après la décolonisation, de nombreux États arabophones ont participé activement aux travaux de l’ONU et aux discussions portant sur la paix, la sécurité, le développement et les relations économiques. La reconnaissance de leur langue officielle commune a donc une dimension pratique, puisqu’elle facilite leur participation aux échanges multilatéraux, mais aussi une dimension politique et culturelle. Elle affirme que les langues représentées dans les institutions internationales doivent refléter la diversité des États membres et leur poids dans les affaires mondiales.
Une langue commune malgré sa diversité
L’arabe présente une situation linguistique particulière. L’arabe standard moderne est principalement utilisé dans les textes officiels, les médias, l’éducation et les échanges formels entre pays. Dans la vie quotidienne, les populations parlent toutefois des variétés régionales parfois très différentes les unes des autres, comme l’arabe égyptien, le levantin ou le maghrébin. À l’ONU, le statut officiel concerne la langue arabe dans sa forme standard et institutionnelle, celle qui permet la rédaction et la traduction de textes destinés à l’ensemble des pays arabophones. Cette distinction entre langue formelle commune et usages parlés ne remet pas en cause son unité dans le cadre diplomatique.
Une présence dans les travaux de l’ONU
Depuis 1973, l’arabe est présent dans les activités onusiennes où les six langues officielles sont utilisées. Son emploi permet aux représentants des États arabes de suivre les débats et de s’exprimer dans leur langue, tout en donnant à un public arabophone un accès direct aux informations et aux décisions de l’organisation. Le statut de l’arabe illustre ainsi la fonction des langues officielles de l’ONU : elles ne servent pas seulement à traduire, mais aussi à assurer une participation plus équilibrée aux travaux internationaux. Il demeure aujourd’hui la dernière langue à avoir rejoint cette liste de six langues.
