Vrai ou faux : Léonard de Vinci était gaucher.
La réponse
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Léonard de Vinci était bien gaucher, une caractéristique attestée par plusieurs indices conservés dans ses manuscrits et ses dessins. Cette particularité apparaît notamment dans la manière dont il traçait ses textes et ses esquisses. Elle constitue un élément concret de son travail, même si elle ne suffit évidemment pas à expliquer à elle seule la richesse exceptionnelle de sa production artistique et scientifique.
Une écriture souvent tracée de droite à gauche
Les carnets de Léonard présentent fréquemment une écriture dite « en miroir » : les mots sont tracés de droite à gauche et deviennent plus facilement lisibles lorsqu’on les regarde à travers un miroir. Cette orientation est compatible avec l’usage de la main gauche, car elle peut permettre au scripteur de déplacer sa main sans passer directement sur les caractères fraîchement écrits. Toutefois, l’écriture en miroir ne constitue pas, à elle seule, une preuve absolue de gaucherie : c’est l’ensemble des indices présents dans ses textes et ses œuvres qui confirme cette particularité. Certains historiens ont aussi envisagé que Léonard ait employé cette technique pour éviter de maculer l’encre encore humide, mais cette explication reste une interprétation plutôt qu’un fait certain.
Des dessins réalisés de la main gauche
La gaucherie de Léonard se manifeste également dans ses dessins. Les études et les feuilles qui lui sont attribuées montrent qu’il dessinait de la main gauche, comme il écrivait. Ses croquis anatomiques, ses études de mouvements, ses paysages et ses recherches préparatoires témoignent de cette pratique dans des domaines très variés. Les textes et les dessins conservés dans ses carnets ne livrent donc pas seulement des réflexions sur la peinture, la mécanique ou l’anatomie : ils constituent aussi les traces matérielles de ses gestes d’artiste et de chercheur.
Une particularité à replacer dans son travail
Léonard n’a pas fait de sa gaucherie un sujet central de ses écrits. Elle se déduit surtout de l’observation de ses productions. L’écriture en miroir a parfois nourri des récits présentant cette habitude comme un procédé mystérieux ou comme la marque d’une intelligence exceptionnelle. Il est plus prudent d’y voir une manière personnelle d’écrire, associée à une pratique de gaucher et adaptée aux instruments de son époque. Cette caractéristique permet de mieux comprendre la matérialité de ses manuscrits, sans transformer une habitude graphique en explication générale de son génie.
