Vrai ou faux de culture générale

Vrai ou faux : Cleopatra VII était d'origine égyptienne.

La réponse

Faux. Cléopâtre VII était en réalité d'origine grecque macédonienne. Elle appartenait à la dynastie ptolémaïque, fondée par Ptolémée Ier, un général d'Alexandre le Grand, après la mort de ce dernier. Elle est donc la dernière pharaonne d'Égypte, mais elle ne partageait pas l'ascendance égyptienne de ses sujets.

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Cléopâtre VII est indissociable de l’histoire de l’Égypte ancienne, dont elle fut la dernière grande souveraine. Pourtant, l’affirmation selon laquelle elle était d’origine égyptienne est fausse au sens dynastique et familial : elle appartenait à la dynastie ptolémaïque, une lignée d’origine grecque macédonienne installée en Égypte après les conquêtes d’Alexandre le Grand.

Une reine issue de la dynastie ptolémaïque

La famille de Cléopâtre descendait de Ptolémée Ier, l’un des généraux d’Alexandre le Grand. Après la mort d’Alexandre, en 323 avant notre ère, ses successeurs se disputèrent les territoires de son empire. Ptolémée prit le contrôle de l’Égypte et y fonda une dynastie qui régna pendant près de trois siècles, jusqu’à la mort de Cléopâtre VII en 30 avant notre ère. Les souverains ptolémaïques étaient originaires de Macédoine et appartenaient au monde hellénistique : leur cour employait principalement le grec et leur pouvoir s’inscrivait dans la tradition des royaumes issus des conquêtes d’Alexandre.

Gouverner l’Égypte sans être égyptienne

L’origine étrangère de sa dynastie n’empêcha pas Cléopâtre de régner comme une souveraine égyptienne. Les Ptolémées adoptèrent une partie des symboles, des rites et des représentations traditionnels des pharaons afin de légitimer leur autorité auprès de la population. Cléopâtre fut notamment associée à Isis, une divinité majeure du panthéon égyptien. Ces choix relevaient de son rôle politique et religieux en Égypte ; ils ne changeaient pas son ascendance dynastique, qui était grecque macédonienne.

Une identité hellénistique adaptée à son royaume

Cléopâtre ne doit cependant pas être réduite à une souveraine étrangère ignorant la culture de son pays. Elle évoluait dans une société diverse, héritière à la fois des traditions égyptiennes et de la présence grecque installée depuis la conquête macédonienne. Plutarque souligne sa maîtrise du grec et rapporte qu’elle connaissait également la langue égyptienne, fait présenté comme inhabituel chez les souverains ptolémaïques. Cette capacité à communiquer avec différents groupes de la population renforçait son autorité et distinguait son règne au sein de sa dynastie.

Pharaonne par sa fonction, pas par son ascendance

Cléopâtre VII fut donc pharaonne par son rôle de souveraine de l’Égypte, et non parce qu’elle descendait d’une ancienne famille royale égyptienne. Elle est généralement considérée comme la dernière pharaonne d’Égypte : après sa défaite face à Octavien et sa mort, le royaume ptolémaïque fut annexé par Rome. Son histoire illustre ainsi la différence entre l’origine d’une dynastie et le pays qu’elle gouverne : Cléopâtre régnait sur l’Égypte et en adopta les codes royaux, mais son ascendance connue était celle des Ptolémées, d’origine grecque macédonienne.

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