Chefs d'État célèbres

Qui fut la première femme élue chef d'État au monde ?

La réponse

La première femme élue chef d'État au monde fut Vigdís Finnbogadóttir, élue présidente de l'Islande en 1980. Sirimavo Bandaranaike fut, en 1960, la première femme élue à la tête d'un gouvernement, en devenant Première ministre du Sri Lanka.

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L’Islandaise Vigdís Finnbogadóttir fut la première femme élue chef d’État dans le monde. Le 29 juin 1980, elle remporta l’élection présidentielle islandaise et entra en fonction le 1er août suivant. Son élection constitue un jalon majeur de l’histoire politique contemporaine, car elle accéda à la plus haute fonction de l’État par le suffrage, et non par succession dynastique, nomination ou intérim. Elle exerça ensuite la présidence pendant seize ans, jusqu’en 1996.

Une distinction essentielle entre chef d’État et chef de gouvernement

La confusion vient souvent du parcours de Sirimavo Bandaranaike. En 1960, celle-ci devint la première femme élue à la tête d’un gouvernement, en étant nommée Première ministre de Ceylan, l’actuel Sri Lanka, après la victoire de son parti aux élections législatives. Un Premier ministre dirige le gouvernement, tandis qu’un président ou un monarque incarne généralement la fonction de chef d’État. Bandaranaike fut donc une pionnière mondiale du pouvoir exécutif féminin, mais elle ne fut pas la première femme élue chef d’État. Cette distinction conduit à attribuer ce précédent à Vigdís Finnbogadóttir en 1980.

Une présidente dans un régime parlementaire

En Islande, le président est le chef de l’État, mais le pays fonctionne selon un régime parlementaire dans lequel le gouvernement et le Premier ministre exercent l’essentiel de la conduite de la politique quotidienne. La fonction présidentielle comporte donc une forte dimension institutionnelle et représentative. L’élection de Vigdís Finnbogadóttir n’en fut pas moins historique : elle démontrait qu’une femme pouvait être choisie directement par les électeurs pour représenter la nation au plus haut niveau. Elle devint ainsi une figure particulièrement visible de la progression de la représentation des femmes dans les démocraties.

Seize années à la présidence islandaise

Vigdís Finnbogadóttir fut réélue à plusieurs reprises et resta présidente jusqu’en 1996. Sa longévité à la tête de l’Islande contribua à inscrire son élection dans la durée, au-delà de la portée symbolique du premier scrutin. Son parcours est depuis associé à la défense de la culture islandaise, de l’éducation et de la place des femmes dans la vie publique. Le précédent créé par son élection doit toutefois être replacé dans son contexte : elle ne fut pas la première femme à exercer un pouvoir politique national, mais bien la première à être élue chef d’État dans le monde, ce qui la distingue de Sirimavo Bandaranaike et des femmes ayant accédé auparavant à des fonctions dirigeantes par d’autres voies.

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