Révolution française

Qui était Maximilien Robespierre ?

La réponse

Maximilien Robespierre était un homme politique français, figure majeure de la Révolution. Il a joué un rôle clé pendant la Terreur, une période de violence révolutionnaire où des milliers de personnes ont été exécutées. Il a finalement été renversé et exécuté en 1794.

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Maximilien Robespierre est l’une des figures majeures, mais aussi les plus discutées, de la Révolution française. Avocat d’Arras et député, il défend d’abord l’égalité civile, la souveraineté populaire et l’élargissement de la participation politique. Devenu l’un des dirigeants les plus influents des Jacobins, il participe ensuite à la conduite de la République en guerre et au gouvernement révolutionnaire. Son nom reste surtout associé à la Terreur, période durant laquelle des milliers de personnes furent exécutées au nom de la défense de la Révolution, avant sa chute et son exécution en juillet 1794.

Des débuts d’avocat à la Révolution

Né à Arras le 6 mai 1758, Robespierre appartient à une famille liée au droit : son père est avocat. Il étudie au collège Louis-le-Grand, à Paris, puis suit une formation juridique avant de revenir exercer comme avocat à Arras. Ses prises de position sont marquées par la philosophie des Lumières et notamment par l’importance qu’il accorde à l’égalité et à la souveraineté du peuple. En 1789, il est élu député du tiers état aux États généraux. À l’Assemblée constituante, il intervient fréquemment sur les droits politiques, l’abolition des privilèges et la place des citoyens dans le nouvel ordre politique. Son éloquence et ses positions avancées lui valent une audience croissante, même si elles l’opposent souvent aux députés plus modérés.

L’ascension d’un dirigeant jacobin

Robespierre devient une figure importante du Club des Jacobins, qui rassemble d’abord des députés favorables à une monarchie constitutionnelle avant de se radicaliser avec l’aggravation de la crise révolutionnaire. Il se montre hostile à la guerre extérieure lancée en 1792, craignant qu’elle ne renforce les ennemis de la Révolution et le pouvoir militaire. Après la chute de la monarchie le 10 août 1792, il est élu député à la Convention nationale. Il y siège parmi les Montagnards et soutient l’établissement de la République. Il vote la mort de Louis XVI en janvier 1793 et défend des mesures destinées à combattre les royalistes, les révoltes intérieures et les menaces étrangères. Dans son discours politique, la République ne peut selon lui survivre que si elle repose à la fois sur la vertu civique et sur la souveraineté populaire.

Un rôle central pendant la Terreur

En juillet 1793, Robespierre entre au Comité de salut public, l’organe exécutif chargé de diriger l’effort de guerre et de prendre des mesures exceptionnelles pour sauver la République. Il n’en est pas le seul dirigeant, mais son influence devient considérable, notamment à partir de la fin de 1793 et du début de 1794. Le gouvernement révolutionnaire renforce alors la surveillance des suspects, les arrestations et le fonctionnement du Tribunal révolutionnaire. La loi des suspects et d’autres mesures d’exception permettent de poursuivre ceux qui sont considérés comme des ennemis de la Révolution. Cette politique constitue la Terreur, période de violence politique au cours de laquelle des milliers de personnes sont exécutées, principalement par guillotine, tandis que la guerre civile et la répression dans plusieurs régions provoquent également de nombreuses victimes. Robespierre justifie cette politique en associant la terreur à une justice exceptionnelle destinée à protéger la République. Il défend aussi un idéal de vertu civique et fait adopter en juin 1794 le culte de l’Être suprême, une célébration déiste destinée à donner un fondement moral à la République. Cette initiative, ainsi que son influence croissante, inquiète une partie des conventionnels.

La chute du 9 Thermidor

À l’été 1794, Robespierre est de plus en plus isolé au sein de la Convention et du Comité de salut public. Ses attaques contre la corruption et les factions, son refus de certains compromis et la crainte d’une nouvelle épuration contribuent à former une coalition de ses adversaires. Le 9 Thermidor an II, correspondant au 27 juillet 1794, il est arrêté après une journée de confrontation politique à la Convention. Libéré puis repris à l’Hôtel de Ville, il est finalement mis hors la loi avec ses proches partisans. Blessé à la mâchoire dans des circonstances qui restent discutées, il est guillotiné sans procès le 10 Thermidor, le 28 juillet 1794, place de la Révolution à Paris. Sa mort ouvre la réaction thermidorienne : le gouvernement révolutionnaire est progressivement démantelé et la répression politique de la Terreur recule, même si les violences ne cessent pas immédiatement. Robespierre demeure ainsi associé à la fois aux idéaux d’égalité et de souveraineté populaire et aux mesures d’exception qui ont marqué la phase la plus sanglante de la Révolution.

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