Révolution française

Qui était le roi de France au moment de la Révolution française ?

La réponse

Louis XVI, guillotiné en janvier 1793.

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Louis XVI était le roi de France lorsque débuta la Révolution française en 1789. Né en 1754, il avait succédé à son grand-père Louis XV en 1774 et appartenait à la dynastie des Bourbons. Son règne fut profondément marqué par une crise financière, des conflits politiques et la remise en cause progressive de l’autorité monarchique. Il conserva le titre de roi jusqu’à la suspension de ses fonctions en août 1792, puis jusqu’à l’abolition de la monarchie le 21 septembre de la même année. Arrêté, jugé par la Convention nationale et condamné à mort, il fut guillotiné le 21 janvier 1793.

Un règne confronté à la crise

À son avènement, Louis XVI hérite d’un royaume soumis aux difficultés financières et aux tensions sociales de l’Ancien Régime. Les dépenses engagées lors des guerres précédentes, notamment le soutien français aux insurgés américains pendant la guerre d’indépendance des États-Unis, ont contribué à alourdir la dette publique. La société demeure organisée en trois ordres — clergé, noblesse et tiers état — auxquels s’appliquent des droits et des obligations inégaux. Les projets destinés à réformer les finances se heurtent à l’opposition de groupes privilégiés et aux résistances politiques, tandis que les mauvaises récoltes et la hausse du prix du pain aggravent le mécontentement populaire.

La convocation des États généraux

Pour tenter de résoudre la crise financière, Louis XVI convoque les États généraux, ouverts à Versailles le 5 mai 1789. Cette assemblée, qui n’avait pas été réunie depuis 1614, rassemble des représentants du clergé, de la noblesse et du tiers état. Rapidement, la question du mode de vote oppose les députés : le tiers état réclame que les décisions soient prises par tête plutôt que par ordre. Le 17 juin 1789, ses représentants se proclament Assemblée nationale. Le 20 juin, réunis dans la salle du Jeu de paume après avoir trouvé leur lieu de réunion habituel fermé, ils jurent de ne pas se séparer avant d’avoir donné une constitution à la France. Ces événements montrent que l’autorité du roi est désormais contestée au cœur même des institutions.

De la monarchie absolue à la monarchie constitutionnelle

La prise de la Bastille, le 14 juillet 1789, puis les journées révolutionnaires d’octobre accélèrent la transformation du pouvoir. Les 5 et 6 octobre, Louis XVI et sa famille quittent Versailles pour s’installer aux Tuileries, à Paris, sous la pression de la foule. Dans les mois suivants, l’Assemblée nationale adopte notamment la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen et abolit les privilèges féodaux. La Constitution de 1791 établit finalement une monarchie constitutionnelle : Louis XVI reste roi, mais ses pouvoirs sont désormais limités par la loi et par une assemblée élue. Il n’est donc pas exact de présenter toute la période révolutionnaire comme celle d’une monarchie absolue inchangée ; le régime évolue rapidement entre 1789 et 1792.

La chute et l’exécution de Louis XVI

Dans la nuit du 20 au 21 juin 1791, Louis XVI tente de quitter Paris avec sa famille. Reconnu puis arrêté à Varennes, il est ramené dans la capitale. Cet épisode approfondit la défiance d’une partie de la population envers le roi, même si son objectif était de rejoindre Montmédy et de retrouver une marge d’action politique, plutôt que de gagner directement une monarchie étrangère. Après l’insurrection du 10 août 1792, la monarchie est suspendue. Le 21 septembre, la Convention nationale proclame l’abolition de la royauté et Louis XVI devient, dans le cadre de son procès, « Louis Capet ». Condamné à mort par la Convention, il est guillotiné le 21 janvier 1793. Ainsi, la réponse à la question est bien Louis XVI, mais son règne ne couvre que la première partie de la Révolution : après septembre 1792, la France est une république.

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