Qui était la première femme à recevoir un prix Nobel ?
La réponse
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Au début du XXe siècle, les prix Nobel commencent à distinguer les travaux scientifiques les plus remarquables. En 1903, Marie Curie devient la première femme à recevoir cette récompense internationale. Son prix, attribué en physique, reconnaît ses recherches sur la radioactivité, menées avec son mari Pierre Curie et le physicien Henri Becquerel. Cette distinction inaugure une carrière exceptionnelle, puisqu’elle recevra un second prix Nobel quelques années plus tard, dans une autre discipline.
Un Nobel de physique partagé en 1903
Le prix Nobel de physique 1903 est attribué à Henri Becquerel pour sa découverte de la radioactivité spontanée, et conjointement à Pierre Curie et Marie Curie pour leurs recherches sur ce phénomène. Marie Curie est ainsi la première femme à entrer dans l’histoire des prix Nobel. Ses travaux ont contribué à mieux caractériser la radioactivité et à faire de l’étude des substances radioactives un domaine majeur de la physique. La distinction est donc liée à une œuvre scientifique collective, dans laquelle chacun des trois chercheurs a apporté une contribution reconnue par le comité Nobel.
Les recherches sur le radium et le polonium
Après le Nobel de physique, Marie Curie poursuit ses recherches sur les éléments radioactifs, notamment à partir de la pechblende, un minerai d’uranium particulièrement actif. Avec Pierre Curie, elle met en évidence le polonium et le radium. Le nom du polonium fait référence à la Pologne, pays natal de Marie Curie. Ces travaux demandent de nombreuses opérations de traitement et de séparation de minerais afin d’obtenir et d’étudier les substances radioactives présentes en très faibles quantités.
Un deuxième prix Nobel, en chimie
En 1911, Marie Curie reçoit un deuxième prix Nobel, cette fois en chimie. Le comité distingue la découverte du radium et du polonium, l’isolement du radium ainsi que l’étude de la nature et des composés de cet élément. Ce second prix confirme l’importance de ses recherches et fait d’elle une figure majeure à la fois de la physique et de la chimie. La première distinction, obtenue en 1903, reste toutefois celle qui lui vaut le titre de première femme lauréate d’un prix Nobel.
Une scientifique engagée pendant la Première Guerre mondiale
Les recherches de Marie Curie ont également trouvé des applications dans le domaine médical. Pendant la Première Guerre mondiale, elle participe à la mise en place de dispositifs mobiles de radiologie, bientôt surnommés les « petites Curies ». Ces installations permettent de réaliser des examens radiographiques au plus près des zones de combat et d’aider les médecins à localiser certaines blessures, notamment les éclats d’obus. Son parcours associe ainsi une contribution fondamentale à l’étude de la radioactivité et un engagement concret en faveur de son utilisation scientifique et médicale.
