Qui était la dernière reine de France avant la Révolution française ?
La réponse
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Marie-Antoinette est généralement considérée comme la dernière reine de France avant la Révolution française. Épouse de Louis XVI, elle devint reine en 1774, à la mort de Louis XV, et le resta jusqu’à l’abolition de la monarchie en 1792. Son destin, marqué par les difficultés financières du royaume, les critiques contre la cour et les bouleversements révolutionnaires, s’acheva sur l’échafaud le 16 octobre 1793.
Une union diplomatique avec la France
Née à Vienne en 1755, Marie-Antoinette était la fille de l’impératrice Marie-Thérèse d’Autriche. Son mariage avec Louis-Auguste, le futur Louis XVI, s’inscrivait dans le rapprochement entre la France et l’Autriche après des siècles de rivalité. La cérémonie eut lieu en 1770, alors qu’elle avait quatorze ans et que son époux était encore dauphin. Elle arriva à la cour de Versailles comme archiduchesse autrichienne et dut rapidement s’adapter à une étiquette complexe ainsi qu’aux attentes liées à son rang. Elle devint reine lorsque Louis XVI monta sur le trône en 1774.
Une réputation ternie par les scandales
La position de Marie-Antoinette fut fragilisée par son origine étrangère, ses dépenses personnelles et le coût général de la cour, même si elle ne fut pas responsable à elle seule des difficultés financières de la monarchie. Les pamphlets la surnommèrent « l’Autrichienne » et lui attribuèrent une influence considérable sur le roi. L’affaire du collier de la reine, en 1785, contribua particulièrement à dégrader son image : elle n’y prit pas part, mais son nom fut associé à cette escroquerie qui impliquait un collier très coûteux. La réputation d’extravagance qui s’attacha à elle devint ainsi un élément important de la contestation de la cour et de l’Ancien Régime.
De la Révolution à la chute de la monarchie
La Révolution française, commencée en 1789, transforma la situation de la famille royale. Après les journées d’octobre 1789, Louis XVI, Marie-Antoinette et leurs enfants quittèrent Versailles pour s’installer aux Tuileries à Paris. Leur tentative de rejoindre la frontière, en juin 1791, se termina par leur arrestation à Varennes et renforça la méfiance envers la monarchie. Le 10 août 1792, l’insurrection parisienne entraîna la suspension du roi et l’emprisonnement de la famille royale. La monarchie fut finalement abolie le 21 septembre 1792. Marie-Antoinette cessa alors d’être reine, même si les royalistes continuèrent à lui donner ce titre.
Le procès et l’exécution
Après l’exécution de Louis XVI, le 21 janvier 1793, Marie-Antoinette fut détenue à la Conciergerie. Elle comparut devant le Tribunal révolutionnaire en octobre 1793. Accusée notamment de complot contre la liberté de la nation et de liens avec des puissances étrangères, elle fut condamnée à mort. Elle fut guillotinée le 16 octobre 1793, place de la Révolution, l’actuelle place de la Concorde. Sa mort fit d’elle l’un des symboles les plus durables de la fin de l’Ancien Régime, tandis que son image continua d’être discutée entre représentation d’une reine dépensière, figure politique controversée et victime de la Révolution.
