Qui était l'architecte du Panthéon de Paris ?
La réponse
En savoir plus
Dominant la montagne Sainte-Geneviève, le Panthéon est l’un des monuments les plus reconnaissables de Paris. Sa vaste coupole et son portique à colonnes donnent à l’édifice une dimension monumentale, mais son histoire est aussi celle d’un changement de fonction : conçu au XVIIIe siècle comme une église, il est devenu un mausolée national. L’architecte à l’origine de ce projet est Jacques-Germain Soufflot.
Un édifice voulu par Louis XV
Le bâtiment est né de la volonté de Louis XV de faire édifier une nouvelle église dédiée à sainte Geneviève, la protectrice de Paris. Le projet devait remplacer l’ancienne église de l’abbaye Sainte-Geneviève par un monument plus vaste et plus solennel. Jacques-Germain Soufflot fut chargé de sa conception. Il imagina une architecture religieuse imposante, organisée autour d’un plan en forme de croix grecque et dominée par une coupole, en recherchant un équilibre entre la majesté des références antiques et les exigences techniques d’un édifice de grande ampleur.
Le chantier de Jacques-Germain Soufflot
Les travaux commencèrent en 1764. Soufflot suivit la conception et la réalisation du monument pendant plusieurs années, mais il mourut en 1780, avant l’achèvement complet du bâtiment. Le chantier fut alors poursuivi par d’autres architectes, ce qui explique que l’édifice terminé ne soit pas uniquement l’œuvre exécutée sous la direction directe de Soufflot. Son nom reste néanmoins indissociable du Panthéon, puisqu’il en a conçu le projet architectural et fixé les principales caractéristiques.
D’une église à un mausolée national
À l’origine, le monument devait donc être consacré au culte de sainte Geneviève. La Révolution française modifia profondément sa vocation : en 1791, l’édifice fut transformé en monument national destiné à honorer de grandes figures de la nation et prit le nom de Panthéon. Après plusieurs évolutions de fonction au cours de son histoire, il est aujourd’hui un mausolée national. Des personnalités comme Voltaire, Jean-Jacques Rousseau et Victor Hugo y reposent, faisant du bâtiment à la fois une œuvre majeure de Soufflot et un haut lieu de la mémoire française.
