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Qui était Giuseppe Garibaldi, figure emblématique de l’unification italienne ?

La réponse

Giuseppe Garibaldi était un général et patriote italien du XIXe siècle, célèbre pour son rôle majeur dans l’unification de l’Italie. Il est devenu une figure emblématique du Risorgimento, mais les couleurs du drapeau italien, adoptées dès 1797, ne sont pas issues de son engagement et leur symbolique n’est pas officiellement fixée.

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Giuseppe Garibaldi (1807-1882) fut un général et patriote italien, l’une des grandes figures militaires et populaires du Risorgimento, le mouvement qui conduisit à l’unification de la péninsule. Son parcours mêle engagement révolutionnaire, combats en Amérique du Sud, expéditions militaires et alliances politiques parfois paradoxales. Républicain convaincu, il accepta pourtant de collaborer avec la monarchie de Savoie lorsque cette stratégie lui parut favoriser l’unité italienne.

Des débuts maritimes à l’exil

Garibaldi naquit à Nice en 1807, à une époque où la ville appartenait encore à l’Empire français ; elle ne fut rattachée au royaume de Sardaigne qu’après la chute de Napoléon. Destiné à la marine, il navigua dès sa jeunesse et s’intéressa progressivement aux idées patriotiques et révolutionnaires, notamment sous l’influence de Giuseppe Mazzini. En 1834, il participa à une tentative insurrectionnelle liée à la Jeune-Italie. Condamné après l’échec du soulèvement, il quitta l’Europe et se réfugia en Amérique du Sud. Au Brésil, il combattit aux côtés des républicains de la révolte des Farrapos, puis il participa aux luttes politiques et militaires de la région du Río de la Plata. Ces années forgèrent sa réputation de chef audacieux et lui permirent de rassembler autour de lui des volontaires italiens.

Le défenseur de la cause nationale

Revenu en Europe en 1848, Garibaldi prit part aux mouvements révolutionnaires qui secouaient alors le continent. Il participa à la défense de la République romaine en 1849, proclamée contre le pouvoir pontifical, avant de reprendre la lutte pour l’indépendance et l’unité italiennes. Dans les années suivantes, il combattit notamment aux côtés des forces piémontaises lors de la deuxième guerre d’indépendance en 1859. Son action ne se résumait pas à une succession de victoires personnelles : il savait recruter et motiver des volontaires, ce qui contribua à faire de lui une figure populaire du Risorgimento. Son objectif était une Italie unie, même si les moyens politiques d’y parvenir l’opposaient parfois aux monarchistes modérés comme le comte de Cavour.

L’expédition des Mille

L’épisode le plus célèbre de sa carrière fut l’expédition des Mille, lancée en 1860. À la tête d’un peu plus d’un millier de volontaires, Garibaldi quitta la Ligurie, débarqua en Sicile et engagea les forces du royaume des Deux-Siciles, gouverné par la dynastie des Bourbons. Après les combats de Calatafimi et la prise de Palerme, ses troupes progressèrent vers le continent. Garibaldi entra à Naples en septembre 1860 et prit le contrôle d’une grande partie du royaume. Plutôt que de transformer ses conquêtes en pouvoir personnel, il les remit à Victor-Emmanuel II, roi de Sardaigne. Les territoires conquis furent ensuite rattachés au royaume de Sardaigne à la suite de consultations populaires, avant la proclamation du royaume d’Italie en 1861. Cette décision illustre le compromis entre l’action révolutionnaire de Garibaldi et la construction monarchique de l’État italien.

Un républicain face à la monarchie

Garibaldi resta attaché à l’idéal républicain et conserva des relations difficiles avec les dirigeants du nouveau royaume. Il ne devint pas le souverain de l’Italie et ne dirigea pas durablement ses institutions : son rôle fut celui d’un chef militaire et d’un patriote mobilisant l’opinion et les volontaires. Il poursuivit par la suite ses tentatives pour achever l’unification, notamment en cherchant à prendre Rome, qui ne fut intégrée au royaume d’Italie qu’en 1870. Ses campagnes de 1862 et de 1867 se soldèrent par des échecs. Malgré ces revers, son prestige demeura considérable. Retiré à Caprera, en Sardaigne, il y mourut en 1882 et devint durablement un symbole de courage, de volontarisme et d’engagement national.

Garibaldi et le drapeau italien

Le drapeau tricolore vert, blanc et rouge est souvent associé à l’unité italienne et à la mémoire de Garibaldi, mais ses couleurs ne viennent pas de son engagement personnel. Le tricolore fut adopté dès 1797 par la République cispadane, plusieurs décennies avant l’expédition des Mille et avant que Garibaldi ne devienne l’une des figures centrales du Risorgimento. Il est donc inexact de lui attribuer l’origine du drapeau italien. De même, la signification officielle de chacune des trois couleurs n’est pas fixée par une symbolique nationale unique. Garibaldi a contribué à incarner la cause de l’unité italienne, tandis que le tricolore, déjà issu de l’histoire politique de la péninsule, est devenu l’emblème de cette unité.

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