Qui était David Livingstone ?
La réponse
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David Livingstone était un missionnaire, médecin et explorateur écossais du XIXe siècle. Pendant plus de trente ans, il parcourut une grande partie de l’Afrique australe et centrale, où il associait l’évangélisation, la pratique médicale, l’observation géographique et la dénonciation de la traite des esclaves. Ses voyages le long du Zambèze l’ont rendu célèbre en Europe, notamment parce qu’il fut le premier Européen à voir les chutes Victoria, qu’il baptisa ainsi en hommage à la reine britannique Victoria.
Une vocation entre médecine et mission
Né en 1813 à Blantyre, en Écosse, dans une famille modeste, Livingstone travaille dès son adolescence dans une filature de coton. Il entreprend ensuite des études de médecine et de théologie, puis rejoint la London Missionary Society. Envoyé en Afrique australe en 1841, il devient missionnaire et médecin. Sa formation lui permet de soigner les populations qu’il rencontre, mais aussi de relever des itinéraires, d’observer les milieux naturels et de décrire les sociétés africaines. Son mariage avec Mary Moffat, fille du missionnaire Robert Moffat, l’inscrit également dans les réseaux missionnaires déjà établis en Afrique australe.
Les voyages au cœur de l’Afrique
Livingstone explore progressivement les régions situées au nord des premières missions d’Afrique australe. Il voyage avec l’aide indispensable de guides, d’interprètes et de porteurs africains, et consigne ses observations dans des cartes et des récits qui seront lus avec grand intérêt en Europe. Ses expéditions le conduisent notamment vers le fleuve Zambèze et ses affluents. Il s’intéresse aux voies de communication, aux populations rencontrées et aux possibilités de développer des échanges qui ne reposeraient pas sur la traite des esclaves. Ses travaux contribuent à mieux faire connaître aux Européens la géographie de l’Afrique centrale, même s’ils s’inscrivent dans le contexte missionnaire et expansionniste de l’Europe du XIXe siècle.
Les chutes Victoria
En 1855, au cours de son exploration du Zambèze, Livingstone aperçoit une immense chute d’eau. Il la nomme « chutes Victoria », en l’honneur de la reine du Royaume-Uni. Cet événement explique une grande partie de sa renommée, mais le verbe « découvrir » doit être compris dans le cadre des récits européens : les chutes étaient connues depuis longtemps par les populations locales, qui les appellent Mosi-oa-Tunya, expression généralement traduite par « la fumée qui gronde ». Livingstone est considéré comme le premier Européen à les avoir vues et décrites dans les récits qui ont ensuite circulé en Europe.
La lutte contre la traite et les dernières expéditions
Au fil de ses déplacements, Livingstone est confronté aux violences de la traite des esclaves en Afrique. Il la condamne fermement et s’efforce d’alerter l’opinion britannique sur ses conséquences. En 1866, il repart en Afrique centrale pour rechercher les sources du Nil. Ses communications avec l’Europe deviennent alors très rares, ce qui nourrit les inquiétudes sur son sort. En 1871, le journaliste et explorateur Henry Morton Stanley le retrouve à Ujiji, sur les rives du lac Tanganyika, donnant lieu à la célèbre formule qui lui est attribuée : « Dr Livingstone, je présume ? » Livingstone ne rentre pas en Europe et poursuit ses recherches jusqu’à sa mort, en 1873, à Chitambo, dans l’actuelle Zambie. Son cœur est enterré en Afrique par ses compagnons, tandis que sa dépouille est transportée en Grande-Bretagne et inhumée à l’abbaye de Westminster.
