Grandes civilisations

Qui était Alexandre le Grand et quel empire a-t-il créé ?

La réponse

Alexandre le Grand, roi de Macédoine, a créé l'un des plus grands empires de l'histoire en environ onze ans, de 334 à 323 av. J.-C. Il a conquis la Perse, l'Égypte et une grande partie de l'Asie centrale, jusqu'à l'Inde. Son empire, souvent appelé l'empire macédonien, a favorisé la diffusion de la culture grecque, donnant naissance à l'époque hellénistique.

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Alexandre III de Macédoine, appelé Alexandre le Grand, fut l’un des conquérants les plus importants de l’Antiquité. Fils de Philippe II, il devint roi de Macédoine en 336 av. J.-C., à l’âge de vingt ans. À partir de 334 av. J.-C., il lança une expédition contre l’Empire perse achéménide et, en moins de douze ans, étendit son pouvoir de la Grèce à l’Égypte, à la Perse, à l’Asie centrale et jusqu’au nord-ouest du sous-continent indien. L’ensemble forma un vaste empire souvent désigné comme l’empire macédonien. Ses conquêtes contribuèrent à la naissance de l’époque hellénistique, caractérisée par la diffusion de la langue et de la culture grecques dans de nombreuses régions d’Orient.

Un roi devenu conquérant

Après la mort de Philippe II, Alexandre dut d’abord affermir son autorité en Macédoine et dans les cités grecques associées à son père. En 334 av. J.-C., il franchit l’Hellespont à la tête d’une armée composée de Macédoniens et de contingents grecs. Sa première grande victoire contre les forces perses fut remportée au Granique, en Asie Mineure. Cette bataille lui permit d’engager la conquête des territoires occidentaux de l’Empire perse. Alexandre bénéficiait d’une armée expérimentée, fondée notamment sur la phalange macédonienne, dont les longues sarisses formaient un redoutable dispositif défensif, et sur une cavalerie capable de mener des attaques rapides.

La conquête de la Perse et de l’Égypte

En 333 av. J.-C., Alexandre battit le roi perse Darius III à Issos. Il poursuivit ensuite sa progression vers le sud afin de contrôler la côte orientale de la Méditerranée. La prise de Tyr, après un siège d’environ sept mois en 332 av. J.-C., constitua une étape importante de cette stratégie. La même année, Alexandre entra en Égypte, dont il prit le contrôle avant de fonder Alexandrie en 331 av. J.-C. La cité devint plus tard un grand centre commercial, politique et intellectuel. La défaite décisive de Darius III à Gaugamèles, en 331 av. J.-C., ouvrit ensuite à Alexandre l’accès aux principaux centres de pouvoir perses, notamment Babylone, Suse et Persépolis. En 330 av. J.-C., l’Empire achéménide avait perdu son centre politique, même si la résistance se poursuivit dans plusieurs régions.

De l’Asie centrale à l’Inde

Alexandre ne s’arrêta pas aux anciennes capitales perses. Il mena de longues campagnes en Bactriane et en Sogdiane, des régions correspondant principalement à des territoires de l’actuel Afghanistan, de l’Ouzbékistan et du Tadjikistan. Ces conquêtes rencontrèrent une forte résistance et obligèrent le roi macédonien à établir des garnisons ainsi qu’à nouer des alliances locales. Dans ce contexte, il épousa Roxane, issue de la noblesse de Bactriane. Poursuivant sa marche vers l’est, Alexandre franchit l’Indus et affronta en 326 av. J.-C., sur les rives de l’Hydaspe, le roi indien Poros. Il remporta la bataille, mais ses soldats refusèrent ensuite de continuer au-delà de l’Hyphase. Cette mutinerie mit fin à son avancée vers l’intérieur du sous-continent indien.

Un empire transformé après sa mort

Alexandre regagna finalement Babylone, où il mourut en 323 av. J.-C., sans avoir organisé une succession durable pour l’ensemble de ses conquêtes. Après sa disparition, ses généraux, appelés les Diadoques, se disputèrent l’empire et le divisèrent progressivement en plusieurs royaumes. Les dynasties des Ptolémées en Égypte, des Séleucides dans une grande partie de l’Asie et des Antigonides en Macédoine furent issues de ces luttes. L’unité politique de l’empire d’Alexandre ne survécut donc pas longtemps, mais ses conquêtes favorisèrent la circulation des populations, des techniques, des idées et de la langue grecque. Les échanges entre traditions grecques et cultures locales donnèrent naissance à l’époque hellénistique, qui s’étendit sur un vaste espace allant de la Méditerranée à l’Asie centrale et jusqu’aux régions atteintes par l’expédition en Inde.

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