Politique internationale

Qui est le secrétaire général des Nations Unies en 2024 ?

La réponse

Le secrétaire général des Nations Unies en 2024 est António Guterres, un homme politique portugais. Il occupe ce poste depuis janvier 2017 et a été réélu pour un second mandat en 2021. Son rôle principal est de diriger l'organisation internationale et de promouvoir la paix et la coopération entre les nations.

En savoir plus

Le 1er janvier 2024 marque le début de la deuxième année du second mandat d’António Guterres à la tête des Nations Unies, un poste qu’il occupe depuis plus de sept ans. Ce diplomate portugais, connu pour son engagement en faveur du multilatéralisme et de la diplomatie préventive, incarne une continuité rare dans une organisation souvent marquée par des divisions géopolitiques. Son parcours au sein du système onusien, avant même son élection à la tête de l’institution, offre un éclairage sur les défis contemporains que doit relever l’ONU.

Un parcours au service de l’ONU avant la direction générale

Avant de devenir secrétaire général, António Guterres a dirigé le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) pendant une décennie, de 2005 à 2015. À la tête de cette agence, il a supervisé des opérations d’assistance humanitaire d’envergure, notamment dans des contextes de crise prolongée comme en Syrie, au Soudan du Sud ou en République démocratique du Congo. Son expérience au HCR a renforcé sa crédibilité dans la gestion des conflits et la protection des populations civiles, des thèmes centraux de son action à la tête de l’ONU. Cette période a également été marquée par des réformes internes pour améliorer l’efficacité et la réactivité de l’agence face aux urgences humanitaires.

Un second mandat marqué par des enjeux globaux

Réélu en 2021 pour un second mandat de cinq ans, António Guterres a pris ses fonctions dans un contexte international particulièrement tendu. Les crises en Ukraine, au Sahel ou en Haïti, ainsi que les tensions croissantes entre grandes puissances, ont mis à l’épreuve la capacité de l’ONU à jouer un rôle de médiateur. Son approche, fondée sur le dialogue et la recherche de compromis, s’est heurtée à des réalités politiques souvent hostiles à une gouvernance mondiale unifiée. Malgré ces obstacles, il a maintenu une présence diplomatique active, multipliant les déplacements et les initiatives pour désamorcer les conflits avant qu’ils ne dégénèrent.

La réforme de l’ONU : un chantier inachevé

L’un des défis majeurs de son mandat reste la réforme du Conseil de sécurité, dont la structure actuelle reflète les équilibres géopolitiques de 1945. António Guterres a régulièrement appelé à une modernisation de cette instance, notamment pour mieux représenter les pays émergents et les régions sous-représentées. Bien que des avancées aient été réalisées, comme l’élargissement du groupe des membres non permanents, les divisions entre les cinq membres permanents (États-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni) freinent toute modification substantielle du statut quo. Cette question reste un point de friction récurrent dans les débats sur l’avenir de l’organisation.

Une voix pour les causes globales

Au-delà des conflits, António Guterres a placé au cœur de son action des enjeux transversaux comme le changement climatique, les inégalités économiques ou les droits des générations futures. Il a notamment lancé des initiatives pour accélérer la transition énergétique ou renforcer la résilience des pays les plus vulnérables face aux crises environnementales. Son plaidoyer en faveur d’un « New Deal mondial » pour répondre aux défis socio-économiques post-pandémie a également marqué son second mandat, bien que sa mise en œuvre dépende largement de la volonté des États membres.

Un héritage encore en construction

Alors que son second mandat touche à sa fin en 2026, António Guterres laisse déjà une empreinte distinctive sur l’ONU. Son style, moins médiatique que certains de ses prédécesseurs, privilégie la discrétion et la patience diplomatique, une approche qui a parfois été critiquée pour son manque de fermeté apparente. Pourtant, son engagement en faveur d’une organisation plus inclusive et réactive face aux crises contemporaines pourrait définir une partie de son héritage. Son successeur, quel qu’il soit, devra composer avec un contexte international où le multilatéralisme est de plus en plus contesté.