Qui est le secrétaire général de l'ONU en 2024 ?
La réponse
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En 2024, António Guterres occupe le poste de secrétaire général des Nations Unies, marquant sa deuxième décennie de leadership au sein de l’organisation. Ce rôle central, qui en fait le neuvième titulaire de cette fonction depuis la création de l’ONU en 1945, place Guterres au cœur des enjeux diplomatiques et humanitaires mondiaux. Son parcours, marqué par une longue expérience politique et internationale, influence directement la direction stratégique de l’institution.
Un mandat marqué par des défis globaux
Depuis son entrée en fonction en janvier 2017, António Guterres a dû naviguer dans un paysage international profondément transformé par des crises multiples : pandémies, conflits armés, urgences climatiques et tensions géopolitiques croissantes. Son mandat a été caractérisé par des appels répétés à la coopération multilatérale, notamment face à la montée des nationalismes et à la fragmentation des alliances traditionnelles. Sous sa direction, l’ONU a tenté de renforcer son rôle d’arbitre impartial, tout en mobilisant des ressources sans précédent pour répondre aux besoins humanitaires, comme lors de la crise des réfugiés syriens ou de la pandémie de COVID-19.
Un parcours ancré dans l’engagement humanitaire
Avant de devenir secrétaire général, António Guterres a bâti une carrière dédiée à la protection des populations vulnérables. Entre 2005 et 2015, il a dirigé le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), où il a supervisé l’assistance à des millions de déplacés et de demandeurs d’asile. Cette expérience a façonné sa vision d’une diplomatie centrée sur l’humain, une approche qu’il a ensuite appliquée à l’échelle de l’ONU. Son passage par la politique portugaise, en tant que Premier ministre de 1995 à 2002, lui a également permis de développer des compétences en gestion de crise et en négociations internationales.
Les priorités d’un secrétaire général en temps de crise
Les défis auxquels Guterres a été confronté depuis 2020 illustrent l’ampleur des responsabilités du poste. La guerre en Ukraine, les tensions au Moyen-Orient, les catastrophes climatiques et les inégalités économiques ont constamment sollicité son rôle de médiateur. En réponse, il a plaidé pour un "cessez-le-feu mondial" durant la pandémie et a lancé des initiatives comme le Pacte mondial sur les migrations ou le Programme de développement durable à l’horizon 2030. Ces efforts visent à concilier les impératifs de paix, de justice sociale et de durabilité environnementale, malgré des divisions persistantes au sein du Conseil de sécurité.
L’héritage d’un diplomate portugais à la tête de l’ONU
Originaire de Lisbonne, António Guterres incarne une forme de diplomatie méditerranéenne, où dialogue et compromis occupent une place centrale. Son élection en 2016, puis son renouvellement en 2021, reflètent une confiance renouvelée des États membres dans sa capacité à incarner l’unité malgré les divisions. Son style, souvent décrit comme pragmatique et discret, contraste avec les tumultes géopolitiques de son époque. En 2024, alors que son mandat approche de son terme, son héritage se mesure autant à l’aune des crises qu’il a tenté d’endiguer qu’à celle des réformes qu’il a impulsées pour moderniser l’organisation.