Qui est le président de la République française en 2024 ?
La réponse
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En 2024, Emmanuel Macron occupe toujours la fonction de président de la République française, après avoir été réélu pour un second mandat en avril 2022. Son élection marque la première fois sous la Ve République qu’un président sortant remporte un second mandat face à une candidate d’extrême droite, Marine Le Pen. Ce scrutin a souligné une polarisation croissante de la vie politique française, tout en confirmant la capacité de Macron à mobiliser une partie de l’électorat modéré.
Un parcours marqué par l’économie et la haute finance
Avant d’entrer en politique, Emmanuel Macron a exercé comme inspecteur des finances, puis comme banquier d’affaires chez Rothschild & Cie. Son expertise en matière économique l’a conduit à occuper le poste de ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique sous François Hollande, de 2014 à 2016. C’est dans ce contexte qu’il a défendu des réformes libérales, comme la loi Macron sur la croissance et l’activité, qui a suscité de vives controverses, notamment sur les questions de travail dominical et de libéralisation des professions réglementées.
La création d’un mouvement politique disruptif
En 2016, Macron fonde En Marche !, un mouvement politique centristes et pro-européen, qui rompt avec les partis traditionnels de gauche et de droite. Ce parti, rebaptisé La République en Marche puis Renaissance en 2022, incarne une volonté de dépasser le clivage gauche-droite. Son programme s’appuie sur des thèmes comme l’innovation, la transition écologique et la réforme des institutions. Cette stratégie a permis à Macron de rassembler une coalition électorale variée, bien que son positionnement ait aussi alimenté des critiques sur son manque de clarté idéologique.
Un mandat marqué par des réformes structurelles et des crises sociales
Le premier quinquennat de Macron a été rythmé par des réformes ambitieuses, comme la réforme du code du travail (ordonnances de 2017) ou la suppression de l’ISF (remplacé par l’IFI). Ces mesures, présentées comme nécessaires pour moderniser l’économie française, ont provoqué de grandes mobilisations sociales, notamment avec le mouvement des Gilets jaunes en 2018-2019. Plus récemment, la réforme des retraites en 2023, repoussant l’âge légal de départ à 64 ans, a à nouveau cristallisé les tensions, illustrant les défis d’un exécutif perçu comme autoritaire par une partie de la population.
Une politique étrangère au service de l’autonomie stratégique européenne
Sur la scène internationale, Macron s’est positionné comme un défenseur de l’autonomie stratégique de l’Europe, notamment face aux États-Unis et à la Chine. Il a promu l’idée d’une "Europe puissance", renforçant les liens avec l’Allemagne tout en cultivant des partenariats avec des pays africains et du Moyen-Orient. Son rôle dans la gestion des crises, comme la guerre en Ukraine ou les tensions avec la Russie, a été salué, bien que certains observateurs soulignent les limites de l’influence française dans un contexte géopolitique dominé par les grandes puissances.