Civilisation égyptienne

Qui est la première femme pharaon connue de l'histoire égyptienne ?

La réponse

La première femme pharaon connue est Sobeknéferou, qui a régné vers 1800 av. J.-C. pendant la XIIe dynastie. Fille du pharaon Amenemhat III, elle a pris le pouvoir après la mort de son demi-frère et a gouverné pendant quatre ans, marquant une période unique dans l'histoire égyptienne.

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Sobeknéferou est la première femme pharaon connue de l’histoire égyptienne. Elle a régné vers 1800 av. J.-C., à la fin de la XIIe dynastie, une période correspondant au Moyen Empire. Son règne, qui a duré environ quatre ans, constitue un cas exceptionnel : contrairement aux reines qui pouvaient exercer une influence politique au nom d’un souverain, Sobeknéferou a assumé directement la fonction royale.

Une succession au sein de la XIIe dynastie

Sobeknéferou était la fille du pharaon Amenemhat III, l’un des souverains importants de la XIIe dynastie. Elle a pris le pouvoir après la mort de son demi-frère, dans un contexte de succession dynastique. Les circonstances précises de cette accession restent incomplètement connues, mais les sources permettent d’établir qu’elle n’a pas seulement assuré une régence : elle a régné en son propre nom comme souveraine d’Égypte. Sa position au sein de la famille royale a vraisemblablement contribué à légitimer son autorité dans un système où la continuité dynastique jouait un rôle essentiel.

Une femme exerçant la fonction de roi

La royauté égyptienne était traditionnellement formulée au masculin et représentée à travers des codes associés au roi. Sobeknéferou a pourtant adopté la titulature et les insignes de la fonction pharaonique, tout en conservant une identité féminine dans certaines représentations. Cette combinaison montre la manière dont elle a dû s’inscrire dans les conventions de la monarchie égyptienne : pour gouverner, elle devait être reconnue comme le détenteur de la royauté, même si elle était une femme. Son règne constitue ainsi un précédent important, sans pour autant entraîner une modification durable des règles habituelles de succession.

Un règne bref, mais attesté

La durée de son règne est généralement estimée à quatre ans. Les traces qui lui sont attribuées comprennent des inscriptions, des sceaux et des fragments de monuments, mais la documentation demeure beaucoup moins abondante que pour certains autres pharaons du Moyen Empire. Cette relative rareté explique pourquoi les détails de sa politique, de son administration et de sa mort sont difficiles à reconstituer. Elle ne doit toutefois pas être confondue avec une absence de preuves : son nom et sa place dans la succession royale sont suffisamment attestés pour faire d’elle la première femme pharaon connue.

Une figure distincte des souveraines postérieures

Sobeknéferou a précédé de plusieurs siècles d’autres femmes ayant exercé le pouvoir royal, notamment Hatchepsout et Taousert. Son cas est donc antérieur à celui des souveraines plus célèbres du Nouvel Empire. Il est important de préciser que l’expression « première femme pharaon » signifie ici la première souveraine connue par des sources historiques et archéologiques suffisamment claires ; elle ne permet pas d’affirmer qu’aucune autre femme n’a jamais exercé une autorité comparable avant elle. Malgré la brièveté de son règne et les lacunes de la documentation, Sobeknéferou occupe une place singulière dans l’histoire de la monarchie égyptienne : elle a gouverné directement à une époque où le pouvoir royal était majoritairement incarné par des hommes.

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