Grandes batailles de l'histoire

Qui a remporté la bataille de Waterloo en 1815 ?

La réponse

La bataille de Waterloo a été remportée par les forces coalisées menées par le duc de Wellington et le maréchal prussien Blücher contre l'armée française de Napoléon Bonaparte. Cette défaite a marqué la fin définitive du Premier Empire et l'exil de Napoléon à Sainte-Hélène.

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La bataille de Waterloo, livrée le 18 juin 1815 près de Waterloo, dans l’actuelle Belgique, opposa l’armée française de Napoléon Bonaparte à une coalition européenne. Elle s’acheva par la victoire des forces coalisées commandées par le duc de Wellington et le maréchal prussien Gebhard Leberecht von Blücher. Cette défaite mit un terme définitif au Premier Empire et interrompit la tentative de Napoléon de reprendre le pouvoir après son retour de l’île d’Elbe.

Le retour de Napoléon et la formation de la coalition

En mars 1815, Napoléon débarqua en France après s’être échappé de l’île d’Elbe. Il rallia une partie de l’armée et entra à Paris le 20 mars, inaugurant la période connue sous le nom des Cent-Jours. Les puissances européennes, réunies au congrès de Vienne, refusèrent de reconnaître ce retour et constituèrent une nouvelle coalition militaire contre lui. Napoléon espérait empêcher la concentration de leurs armées en attaquant rapidement les forces britanniques et alliées de Wellington ainsi que les troupes prussiennes de Blücher, alors déployées en Belgique. Son objectif était de les battre séparément avant l’arrivée d’autres renforts coalisés.

Une bataille disputée jusqu’à la soirée

Le 18 juin, les troupes françaises affrontèrent l’armée de Wellington sur les hauteurs situées au sud de Bruxelles. Le terrain avait été rendu difficile par les pluies, ce qui compliqua notamment les mouvements de l’artillerie française. Les combats furent particulièrement intenses autour de la ferme de Hougoumont, de la Haye Sainte et de la crête tenue par les forces alliées. Les Français lancèrent plusieurs attaques, notamment avec leur infanterie et leur cavalerie, mais ne parvinrent pas à rompre durablement les lignes de Wellington. La résistance des défenseurs et la solidité des formations alliées empêchèrent Napoléon d’obtenir la décision qu’il recherchait.

L’intervention décisive des Prussiens

Au cours de l’après-midi, les premières unités de l’armée prussienne atteignirent le champ de bataille et engagèrent les forces françaises sur leur flanc droit, notamment autour de Plancenoit. Napoléon dut détourner une partie de son armée pour contenir cette attaque, tandis que Wellington maintenait ses positions face aux assauts français. La présence croissante des Prussiens réduisit la marge de manœuvre de l’armée impériale. Le maréchal Grouchy, chargé de poursuivre les Prussiens après les combats de Ligny, ne rejoignit pas Napoléon à Waterloo ; il affronta finalement une partie de l’armée prussienne à Wavre. Cette absence sur le champ de bataille contribua à laisser Napoléon affronter seul les forces de Wellington et l’intervention progressive de Blücher.

La défaite française et ses conséquences

Dans la soirée, Napoléon engagea la Garde impériale dans une attaque destinée à enfoncer le centre allié. Cette tentative échoua face aux troupes de Wellington. Lorsque la nouvelle du recul français se répandit, l’armée impériale se désorganisa et commença à battre en retraite. Les forces de Wellington et de Blücher remportèrent ainsi la bataille de Waterloo. Napoléon abdiqua le 22 juin 1815, quelques jours après sa défaite, puis fut envoyé en exil à Sainte-Hélène, où il mourut en 1821. Waterloo marqua donc la fin définitive du Premier Empire et permit aux puissances victorieuses de restaurer l’ordre politique européen qu’elles avaient entrepris de réorganiser au congrès de Vienne.

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