Qui a inventé le premier robot industriel programmable en 1961 ?
La réponse
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George Devol, ingénieur américain, est l’inventeur du premier robot industriel programmable. Mis au point à la fin des années 1950 sous le nom d’Unimate, son système a été installé pour la première fois dans une usine de General Motors en 1961. Cette étape a inauguré une nouvelle manière d’automatiser la production : au lieu d’effectuer un mouvement unique imposé par une mécanique rigide, la machine pouvait exécuter une suite d’instructions et répéter des opérations de manipulation ou de soudage.
Une invention fondée sur la programmation
L’idée de Devol repose sur une machine capable d’enregistrer puis de reproduire des séquences de mouvements. Son invention se distingue ainsi des automates traditionnels, généralement conçus pour une tâche déterminée et difficilement modifiables. En adaptant les instructions, il devenait possible d’utiliser le même principe pour déplacer des pièces, positionner des objets ou accomplir d’autres opérations répétitives. Cette capacité de programmation constitue le cœur de l’innovation : elle donne au robot une certaine polyvalence et ouvre la voie à l’automatisation flexible des ateliers.
Le rôle de Joseph Engelberger
George Devol est à l’origine du concept technique, mais sa diffusion industrielle doit beaucoup à Joseph Engelberger. Celui-ci comprend le potentiel de cette invention pour les usines, en particulier dans l’industrie automobile, où les chaînes de production doivent répéter rapidement des gestes parfois pénibles ou dangereux. Devol et Engelberger s’associent pour transformer le prototype en équipement industriel et fondent en 1956 la société Unimation. Le nom Unimate désigne le robot développé et commercialisé dans le cadre de cette entreprise.
La première installation chez General Motors
En 1961, un Unimate est installé dans une usine de General Motors. Le robot est destiné à automatiser des tâches de manipulation de pièces et de soudage, en intervenant avec régularité dans un environnement industriel. Il peut notamment prendre en charge des opérations répétitives qui exigent de déplacer ou de positionner des éléments, ce qui permet de limiter l’exposition des travailleurs à certaines contraintes de la production. Cette installation ne correspond pas encore à la robotisation généralisée des usines, mais elle prouve qu’un dispositif programmable peut fonctionner dans une chaîne de fabrication réelle.
Le début de la robotique industrielle moderne
L’Unimate marque une rupture parce qu’il associe un bras mécanique, un système de commande et une mémoire permettant de reproduire une séquence. Son intérêt ne réside donc pas seulement dans sa force ou sa rapidité, mais dans la possibilité de modifier les opérations sans reconstruire entièrement la machine. Après cette première application chez General Motors, le principe du robot industriel programmable s’impose progressivement dans l’automobile et dans d’autres secteurs manufacturiers. L’invention de George Devol a ainsi fourni le modèle fondateur d’une robotique conçue pour travailler au cœur des processus de production.
