Économie

Qui a inventé la machine à écrire en 1867 ?

La réponse

La machine à écrire a été inventée par Christopher Latham Sholes, un imprimeur et éditeur américain. Son modèle, breveté en 1868, utilisait le système de touches encore en vigueur aujourd'hui, comme la disposition QWERTY, conçue pour éviter les blocages des tiges métalliques.

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La machine à écrire moderne est née aux États-Unis dans les années 1860, après plusieurs tentatives visant à mécaniser l’écriture. En 1867, l’imprimeur et éditeur américain Christopher Latham Sholes met au point, avec l’aide de collaborateurs, un dispositif qui constitue l’un des premiers modèles réellement aboutis. Son invention ne devient toutefois pas immédiatement un produit commercial : elle est perfectionnée puis brevetée en 1868, avant d’être fabriquée à plus grande échelle quelques années plus tard.

Un imprimeur à l’origine d’une innovation technique

Christopher Latham Sholes connaît bien les contraintes liées à la composition et à la reproduction des textes. Son expérience dans l’imprimerie l’amène à rechercher un moyen de produire des caractères de manière plus régulière et plus rapide que l’écriture manuscrite. Il travaille notamment avec Carlos Glidden et Samuel W. Soule au développement de la machine. Leurs essais aboutissent à un appareil doté de touches correspondant à des caractères et de tiges métalliques capables de les imprimer sur une feuille. Cette organisation constitue le principe de base des machines à écrire qui se diffuseront ensuite dans les administrations, les entreprises et les foyers.

Le brevet obtenu en 1868

Le modèle conçu par Sholes est breveté aux États-Unis en 1868. Il reste rudimentaire par rapport aux machines à écrire du XXe siècle, mais il rassemble déjà plusieurs éléments essentiels : un clavier, des mécanismes de frappe et un ruban encré destiné à déposer les caractères sur le papier. Le dispositif ne permet pas toujours de voir directement le texte au moment précis où il est frappé, ce qui le distingue des machines plus perfectionnées apparues par la suite. Le brevet confirme néanmoins l’importance de l’invention de Sholes dans l’histoire de la mécanisation de l’écriture.

La naissance de la disposition QWERTY

L’une des caractéristiques les plus durables du système de Sholes est la disposition des touches qui donnera naissance au clavier QWERTY. Dans une machine mécanique, chaque touche commande une tige portant un caractère. Lorsque certaines touches voisines sont actionnées rapidement l’une après l’autre, les tiges peuvent se gêner ou se bloquer. La répartition des lettres a donc été organisée pour limiter ces incidents mécaniques, notamment en éloignant certaines combinaisons fréquentes dans la langue anglaise. Cette disposition, conçue dans le contexte des premières machines à tiges métalliques, a survécu à la disparition progressive de ces mécanismes et reste à la base de nombreux claviers contemporains.

De l’invention à la fabrication industrielle

Le brevet de 1868 ne signifie pas que la machine de Sholes est immédiatement disponible dans le commerce. Après de nouveaux perfectionnements, la fabrication est prise en charge par la société E. Remington and Sons, jusque-là connue principalement pour ses armes. La première machine à écrire Remington est commercialisée en 1874 et contribue à faire connaître ce type d’appareil. Sholes est ainsi reconnu comme l’inventeur principal de la machine à écrire moderne, même si son développement repose sur plusieurs collaborations et si la diffusion industrielle de l’appareil doit beaucoup à l’intervention de Remington.

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