Premières places et records

Qui a été le premier président des États-Unis élu en 1789 ?

La réponse

George Washington a été le premier président des États-Unis élu en 1789, marquant ainsi le début de la présidence américaine. Son mandat a établi des précédents importants pour les futurs dirigeants du pays, comme la tradition de deux mandats.

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L’élection présidentielle américaine de 1789 inaugure le fonctionnement des institutions créées par la Constitution des États-Unis. Elle se déroule entre décembre 1788 et janvier 1789, dans une république encore très récente, et conduit à l’élection unanime de George Washington. Ancien commandant en chef de l’armée continentale pendant la guerre d’Indépendance, Washington devient ainsi le premier président des États-Unis. Son accession à la présidence donne immédiatement à la nouvelle fonction une forte dimension symbolique, mais elle résulte d’un vote indirect et non d’un suffrage populaire national au sens moderne.

La première élection constitutionnelle

La Constitution fédérale, ratifiée par le nombre requis d’États en 1788, prévoit un pouvoir exécutif dirigé par un président. Elle confie aux États la responsabilité de fixer les modalités de désignation des électeurs présidentiels. En 1789, ces règles ne sont donc pas uniformes : certains États choisissent les électeurs par l’intermédiaire de leur législature, tandis que d’autres recourent à des formes de consultation populaire. Le droit de vote reste par ailleurs limité et dépend largement des lois de chaque État. Il est donc inexact de présenter cette élection comme un choix direct du chef de l’État par l’ensemble des citoyens américains.

Un résultat sans précédent

Le système électoral de 1789 diffère aussi de celui qui existe aujourd’hui. Chaque électeur dispose de deux voix, sans distinguer à l’avance le président du vice-président. Le candidat qui obtient le plus grand nombre de voix devient président, et le deuxième devient vice-président. George Washington reçoit les suffrages de tous les électeurs ayant voté, soit 69 voix, ce qui fait de lui le seul président américain élu à l’unanimité du collège électoral. John Adams arrive en deuxième position et devient le premier vice-président des États-Unis. Washington n’a pas mené une campagne moderne : sa réputation de chef militaire et son prestige auprès des responsables des États jouent un rôle essentiel dans son choix.

Une investiture à New York

George Washington prête serment le 30 avril 1789 au Federal Hall de New York, alors siège du Congrès et première capitale fédérale du pays. Le serment est administré par Robert R. Livingston, chancelier de l’État de New York, sur une Bible prêtée par la loge maçonnique de Saint John. Washington prononce ensuite son discours d’investiture devant le Congrès. Cette cérémonie établit un modèle pour les futures prises de fonction présidentielles, tout en rappelant que la présidence doit s’exercer dans le cadre de la Constitution et sous le contrôle des institutions représentatives.

Les premiers précédents présidentiels

Washington exerce deux mandats, de 1789 à 1797, après avoir été réélu en 1792. Sa présidence contribue à organiser concrètement le nouvel exécutif : il nomme notamment Thomas Jefferson secrétaire d’État et Alexander Hamilton secrétaire au Trésor, tandis que les réunions entre le président et les responsables des départements annoncent la formation du cabinet présidentiel. En choisissant de ne pas solliciter un troisième mandat, Washington établit également une tradition politique majeure. Cette limite de deux mandats ne devient une règle constitutionnelle qu’avec le 22e amendement, adopté en 1951, mais l’exemple de Washington reste longtemps une référence pour ses successeurs.

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