Étoiles et galaxies

Qui a découvert les pulsars en 1967 grâce à un radiotélescope ?

La réponse

Jocelyn Bell Burnell, alors étudiante en doctorat, a détecté pour la première fois les signaux réguliers des pulsars en 1967. Sa découverte a été récompensée par un prix Nobel en 1974, bien qu'elle n'en ait pas été la lauréate principale.

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En 1967, Jocelyn Bell Burnell, alors étudiante en doctorat à l’université de Cambridge, repéra dans les enregistrements d’un radiotélescope un signal radio d’une régularité inhabituelle. Cette observation fut la première détection d’un pulsar, un astre compact qui émet des impulsions périodiques. La découverte a profondément renouvelé l’étude des étoiles à neutrons et reste l’un des épisodes les plus célèbres de l’histoire de la radioastronomie.

Un signal repéré dans les relevés radio

Jocelyn Bell Burnell travaillait sous la direction du radioastronome Antony Hewish à l’observatoire de radioastronomie Mullard, près de Cambridge. Le radiotélescope utilisé avait été construit notamment pour étudier les variations des émissions radio provenant de sources lointaines, comme les quasars. En examinant systématiquement les enregistrements, Bell Burnell remarqua une série d’impulsions qui revenaient à intervalles très réguliers, environ toutes les 1,3 seconde. Ce signal ne ressemblait pas aux perturbations habituelles et fut étudié avec attention avant d’être identifié comme un phénomène astronomique réel.

Les premiers pulsars

Le signal observé en 1967 provenait du premier pulsar découvert, aujourd’hui désigné sous le nom de PSR B1919+21. Sa remarquable régularité suscita d’abord des interrogations, car les astronomes ne connaissaient alors aucun objet naturel produisant des émissions aussi rythmées. Les pulsars sont en fait des étoiles à neutrons en rotation rapide, généralement formées après l’explosion d’une étoile massive en supernova. Leur intense champ magnétique canalise leur rayonnement en faisceaux. Lorsque l’un de ces faisceaux balaie la Terre à chaque rotation, les instruments enregistrent une succession d’impulsions, à la manière des éclats réguliers d’un phare.

Une découverte liée au travail d’équipe

La découverte est associée à Jocelyn Bell Burnell, qui a détecté le signal et reconnu son caractère inhabituel, mais elle s’inscrivait dans un programme de recherche dirigé par Antony Hewish. L’annonce scientifique des pulsars fut ensuite préparée avec d’autres chercheurs. Cette histoire illustre l’importance de l’examen attentif des données : le signal n’a pas été découvert par une simple observation visuelle du ciel, mais par l’analyse minutieuse de relevés radio. La régularité des impulsions a permis de distinguer le phénomène d’une interférence terrestre et d’établir son origine astronomique.

Le prix Nobel de 1974

En 1974, le prix Nobel de physique fut attribué à Martin Ryle et à Antony Hewish pour leurs travaux pionniers en radioastronomie ; Hewish fut notamment récompensé pour son rôle décisif dans la découverte des pulsars. Jocelyn Bell Burnell ne figura pas parmi les lauréats, alors même qu’elle avait été la première à identifier le signal. Cette absence a suscité de nombreuses discussions sur la reconnaissance du travail des jeunes chercheurs et, plus largement, sur la place des femmes dans les carrières scientifiques. La découverte de 1967 demeure néanmoins étroitement liée à son nom, car c’est son analyse des données qui a permis de révéler pour la première fois l’existence des pulsars.

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