Qui a découvert quoi

Qui a découvert l'insuline en 1921, révolutionnant le traitement du diabète ?

La réponse

L'insuline a été découverte par le physiologiste canadien Frederick Banting et son assistant Charles Best, sous la direction du professeur John Macleod à l'Université de Toronto. Leur travail a permis de sauver des millions de vies en offrant un traitement efficace au diabète de type 1.

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En 1921, une équipe de l’Université de Toronto a transformé la prise en charge du diabète. Le physiologiste canadien Frederick Banting, assisté de l’étudiant en médecine Charles Best et encadré par le professeur John Macleod, met au point des extraits pancréatiques capables de faire baisser la glycémie. Ces travaux conduisent à l’identification et à l’utilisation thérapeutique de l’insuline, offrant enfin un traitement efficace aux personnes atteintes de diabète de type 1.

Une recherche fondée sur des travaux antérieurs

Banting et Best ne partent pas de zéro. À la fin du XIXe siècle, les expériences d’Oskar Minkowski et de Josef von Mering ont montré que l’ablation du pancréas provoquait un diabète, établissant le rôle essentiel de cet organe dans la régulation du sucre sanguin. Le défi consistait toutefois à isoler la substance produite par les îlots de Langerhans, de petites structures endocrines du pancréas, sans la dégrader avec les enzymes digestives fabriquées par le reste de l’organe. Banting imagine alors une méthode fondée sur la ligature des canaux pancréatiques. À Toronto, Macleod lui fournit un laboratoire, des animaux et un cadre scientifique pour tester cette hypothèse durant l’été 1921. Best devient son principal collaborateur expérimental.

Les expériences sur les chiens

Banting et Best préparent des extraits de pancréas et les administrent à des chiens dont le pancréas a été retiré, ce qui provoque un état diabétique expérimental. Chez les animaux traités, la concentration de sucre dans le sang diminue et les signes du diabète s’atténuent temporairement. Ces résultats indiquent qu’une substance produite par les îlots pancréatiques peut remplacer la fonction endocrinienne perdue. Les chercheurs ne disposent cependant pas encore d’une préparation suffisamment pure et sûre pour un usage médical. Le terme « insuline », dérivé du latin insula, qui signifie « île », finit par s’imposer pour désigner cette hormone.

La purification et le premier patient

Le travail de l’équipe ne s’arrête pas aux premières expériences animales. Le biochimiste James Collip rejoint le projet et joue un rôle déterminant dans l’amélioration de la purification de l’extrait, condition indispensable à son administration chez l’être humain. En janvier 1922, cet extrait est administré à Leonard Thompson, un adolescent de quatorze ans hospitalisé à Toronto pour un diabète sévère. La première injection produit un effet limité, car la préparation reste trop impure, mais une version davantage purifiée est ensuite utilisée avec succès. L’état du jeune patient s’améliore nettement, démontrant que les résultats obtenus sur les animaux peuvent être transposés à la médecine.

Une découverte attribuée à plusieurs chercheurs

La découverte de l’insuline est généralement associée à Frederick Banting et Charles Best, dont les expériences de 1921 ont constitué le point de départ décisif. John Macleod a dirigé et soutenu leurs travaux à l’Université de Toronto, tandis que James Collip a contribué de manière essentielle à la purification nécessaire au traitement des patients. En 1923, le prix Nobel de physiologie ou médecine est attribué à Banting et Macleod. Banting partage alors sa récompense avec Best, et Macleod avec Collip, mais Best et Collip ne sont pas officiellement désignés comme colauréats. Grâce à l’insuline, le diabète de type 1, jusque-là presque toujours mortel sans traitement, devient une maladie pouvant être prise en charge au long cours, ce qui a permis de sauver des millions de vies.

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