Musique classique

Qui a composé La Neuvième Symphonie et quel est son surnom ?

La réponse

La Neuvième Symphonie a été composée par Ludwig van Beethoven entre 1822 et 1824. Elle est surnommée la Symphonie chorale, en raison de la présence de solistes et d’un chœur dans son dernier mouvement, qui met en musique l’Ode à la joie de Friedrich Schiller.

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La Neuvième Symphonie de Ludwig van Beethoven compte parmi les œuvres les plus célèbres du répertoire classique. Composée entre 1822 et 1824, elle est généralement appelée la Symphonie chorale, un surnom qui souligne l’originalité de son dernier mouvement : pour la première fois dans une de ses symphonies, Beethoven y associe un orchestre à des solistes vocaux et à un chœur.

Une dernière symphonie monumentale

La Neuvième Symphonie, également connue sous le titre de Symphonie no 9 en ré mineur, op. 125, est la dernière symphonie achevée par Beethoven. Sa composition intervient alors que le compositeur est profondément atteint par la surdité, devenue presque totale à la fin de sa vie. L’œuvre est créée à Vienne le 7 mai 1824, au Kärntnertortheater. Beethoven est présent lors de cette première, mais la direction effective de l’orchestre est assurée par Michael Umlauf. La symphonie témoigne ainsi de l’ambition artistique du compositeur, qui continue à concevoir une musique d’une grande complexité malgré son impossibilité à entendre normalement les sons.

Pourquoi « Symphonie chorale » ?

Le surnom de Symphonie chorale vient du quatrième et dernier mouvement. Alors que la tradition symphonique reposait principalement sur l’écriture orchestrale, Beethoven introduit dans cette partie quatre solistes vocaux et un chœur. La Neuvième conserve une organisation en quatre mouvements, mais elle élargit considérablement les possibilités de la forme symphonique en faisant intervenir la voix humaine aux côtés de l’orchestre. Le dernier mouvement commence par une succession de contrastes et de rappels musicaux avant de conduire à l’apparition du célèbre thème associé à la joie.

L’Ode à la joie de Schiller

Les paroles chantées dans le final proviennent de l’Ode à la joie, poème de Friedrich Schiller. Beethoven en met en musique des extraits dans un mouvement qui célèbre la joie, la fraternité et le rapprochement entre les êtres humains. Le texte de Schiller ne constitue toutefois pas à lui seul toute la matière musicale du finale : Beethoven construit une vaste forme où les passages chantés alternent avec des épisodes orchestraux et où le chœur intervient pour donner au thème une ampleur collective. Cette association entre un message poétique et une architecture symphonique ambitieuse a contribué à la célébrité durable de l’œuvre.

Une œuvre devenue un symbole

Le thème du dernier mouvement a largement dépassé le cadre des salles de concert. Il a notamment été choisi comme hymne du Conseil de l’Europe en 1972, puis comme hymne de l’Union européenne en 1985, dans un arrangement instrumental. La Neuvième Symphonie est ainsi devenue un symbole musical de fraternité et d’unité, même si son sens ne se réduit pas à ces usages institutionnels. Son surnom rappelle avant tout l’innovation de Beethoven : dans cette œuvre composée entre 1822 et 1824, la symphonie s’ouvre pleinement à la voix et au texte, avec le poème de Schiller porté par des solistes et un chœur dans le mouvement final.

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