Qui a breveté en 1939 le Bankograph, précurseur des automates bancaires ?
La réponse
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En 1939, l’inventeur arméno-américain Luther George Simjian dépose un brevet pour le Bankograph, une machine conçue pour automatiser une opération bancaire. Souvent présenté comme un précurseur des automates bancaires, cet appareil ne correspond pourtant pas encore au distributeur automatique de billets moderne : sa fonction principale était de recevoir des dépôts, et non de fournir de l’argent liquide aux clients. Cette distinction est essentielle pour comprendre la place du Bankograph dans l’histoire des services financiers automatisés.
Un inventeur arméno-américain
Luther George Simjian est l’inventeur auquel est attribué le brevet du Bankograph en 1939. Son parcours est associé à l’innovation technique et à la conception de dispositifs destinés à automatiser certaines opérations. Dans le cas du Bankograph, l’objectif n’était pas de reproduire toutes les fonctions d’un guichet bancaire, mais de permettre à un client d’effectuer un dépôt au moyen d’une machine. Le brevet marque donc une étape importante dans la réflexion sur la manière de rendre les services bancaires accessibles sans intervention constante d’un employé.
Une machine pour déposer de l’argent
Le Bankograph est principalement conçu pour les dépôts. Il ne faut donc pas le décrire comme un appareil permettant de retirer des billets, contrairement aux distributeurs automatiques de billets qui se généraliseront beaucoup plus tard. Cette différence concerne la fonction même de la machine : le Bankograph devait recevoir les fonds confiés par l’utilisateur, alors qu’un distributeur moderne est surtout identifié à la mise à disposition d’argent liquide. L’invention de Simjian appartient ainsi à une phase pionnière de l’automatisation bancaire, dans laquelle l’enjeu consiste d’abord à effectuer une opération simple sans passer directement par un guichetier.
Le brevet de 1939 et le prototype de 1960
La date de 1939 correspond au brevet du Bankograph, et non à l’installation d’un appareil dans une banque à cette même date. Un prototype fut installé à New York en 1960. Ces deux repères chronologiques doivent être distingués : le premier renvoie à la protection de l’invention, tandis que le second témoigne d’une mise à l’épreuve concrète du concept, plus de vingt ans après le dépôt du brevet. Le Bankograph n’est donc pas un distributeur moderne déjà opérationnel dès 1939, mais une machine expérimentale située en amont de cette évolution.
Un précurseur, mais pas encore un DAB
Le Bankograph est qualifié de précurseur des automates bancaires parce qu’il met en avant l’idée d’une opération financière réalisée par l’intermédiaire d’une machine. Cette contribution ne signifie pas qu’il possédait les fonctions, l’organisation ou les possibilités techniques d’un distributeur contemporain. Son intérêt historique tient plutôt à la démarche qu’il représente : automatiser une relation jusque-là assurée au comptoir et imaginer un accès plus direct à certains services bancaires. La réponse à la question est donc Luther George Simjian, qui a breveté le Bankograph en 1939, un dispositif principalement consacré aux dépôts et dont un prototype fut installé à New York en 1960.
