Quels sont les pays les plus touchés par le réchauffement climatique ?
La réponse
En savoir plus
Le réchauffement climatique ne touche pas tous les pays avec la même intensité ni avec les mêmes conséquences. Les territoires les plus vulnérables sont souvent des îles de faible altitude, des zones côtières densément peuplées ou des régions où une grande partie de la population dépend directement de l’agriculture. Leur exposition aux inondations, aux sécheresses, aux cyclones, à la montée des eaux ou aux fortes chaleurs est aggravée par des ressources financières et des infrastructures parfois insuffisantes pour se protéger et s’adapter.
Les petits États insulaires face à la montée des eaux
Les Maldives figurent parmi les exemples les plus connus de cette vulnérabilité. Composé d’îles et d’atolls très bas, cet archipel de l’océan Indien est particulièrement exposé à l’élévation du niveau de la mer, à l’érosion des côtes et à la salinisation des réserves d’eau douce. Dans le Pacifique, des États et territoires insulaires comme Tuvalu ou Kiribati connaissent des risques comparables. Pour ces populations, le changement climatique menace à la fois les habitations, les terres disponibles, l’accès à l’eau et certaines activités essentielles. Leur faible contribution aux émissions mondiales de gaz à effet de serre contraste avec l’ampleur des dangers auxquels elles sont confrontées.
Le Bangladesh, un pays côtier très exposé
Le Bangladesh est lui aussi particulièrement vulnérable. Une grande partie de son territoire se trouve dans un vaste delta traversé par de nombreux cours d’eau, ce qui l’expose aux inondations et à l’érosion. Les zones côtières doivent également faire face aux cyclones et à l’intrusion d’eau salée, qui peut dégrader les sols agricoles et compromettre les ressources en eau. La forte densité de population accroît les conséquences humaines de ces phénomènes : lorsqu’une catastrophe survient, elle peut toucher un grand nombre de personnes et perturber les logements, les récoltes et les infrastructures. D’autres régions côtières d’Asie du Sud présentent des vulnérabilités similaires.
L’Afrique subsaharienne et l’Amérique centrale sous pression
L’Afrique subsaharienne est particulièrement exposée parce que de nombreuses populations dépendent d’une agriculture sensible à la régularité des pluies et à la température. L’allongement ou l’intensification des sécheresses, la dégradation des terres et les épisodes de fortes pluies peuvent réduire les récoltes, fragiliser les revenus et accentuer les difficultés d’accès à l’eau. Les capacités limitées de certains États en matière de santé, d’infrastructures et de prévention rendent l’adaptation plus difficile. En Amérique centrale, les populations rurales et les régions côtières sont également confrontées à une combinaison de risques : phénomènes météorologiques extrêmes, périodes de sécheresse, pluies intenses et perturbations de l’agriculture. Les pays disposant de moyens économiques restreints ont davantage de difficultés à reconstruire après une catastrophe ou à financer des protections durables.
Une vulnérabilité qui dépend aussi des moyens d’adaptation
Il n’existe pas un classement unique des pays les plus touchés : le résultat varie selon que l’on mesure la montée des eaux, les pertes agricoles, l’exposition aux événements extrêmes ou les capacités d’adaptation. Les Maldives et les îles du Pacifique sont surtout menacées par leur situation insulaire et côtière, tandis que le Bangladesh cumule les risques liés au delta, aux inondations et aux cyclones. En Afrique subsaharienne et en Amérique centrale, la dépendance à l’agriculture et la faiblesse relative des ressources disponibles amplifient les conséquences du dérèglement climatique. Cette répartition souligne une forte inégalité : les pays les plus vulnérables ne sont pas nécessairement ceux qui ont le plus contribué aux émissions historiques de gaz à effet de serre.
