Quels sont les mouvements de jambes utilisés en crawl et en papillon ?
La réponse
En savoir plus
En natation, les jambes ne jouent pas le même rôle selon la nage pratiquée. En crawl, elles produisent un battement alterné, tandis qu’en papillon elles réalisent une ondulation simultanée. Ces deux mouvements contribuent à la propulsion, mais aussi au maintien de l’équilibre et à la continuité de la nage.
Le battement alterné du crawl
En crawl, les jambes effectuent un battement alterné, appelé flutter kick en anglais. Elles se déplacent successivement de haut en bas : lorsque l’une remonte, l’autre descend. Le mouvement part principalement des hanches et se prolonge jusqu’aux pieds, avec une flexion souple des genoux plutôt qu’un pédalage marqué. Les chevilles restent généralement relâchées afin de permettre aux pieds d’accompagner le mouvement dans l’eau. Ce battement aide le nageur à conserver une position horizontale et régulière, tout en participant à la propulsion. Son amplitude et sa fréquence peuvent varier selon le rythme de nage, la distance parcourue et les choix techniques du nageur.
L’ondulation dauphin du papillon
En papillon, les deux jambes effectuent simultanément une ondulation appelée ondulation dauphin ou dolphin kick. Contrairement au crawl, les jambes ne battent donc pas alternativement : elles montent et descendent ensemble. L’ondulation se transmet à l’ensemble du corps, depuis le tronc et les hanches jusqu’aux jambes et aux pieds. Elle accompagne le mouvement des bras et contribue à maintenir la fluidité de la nage. Pour être efficace, elle doit rester coordonnée avec la position du corps et le retour des bras, sans se réduire à de simples flexions des genoux.
Deux coordinations distinctes
La différence essentielle entre ces deux mouvements réside ainsi dans leur alternance et leur synchronisation. Le crawl repose sur une action dissociée des jambes, chacune intervenant à son tour dans un battement régulier. Le papillon utilise au contraire une action commune des deux jambes, intégrée à une ondulation corporelle. Dans les deux cas, la souplesse des chevilles, la coordination et la maîtrise de l’amplitude influencent la qualité du déplacement. Une exécution trop ample ou désordonnée peut augmenter la résistance de l’eau, tandis qu’un mouvement régulier permet de conserver une nage plus stable et plus efficace.
