Quels pays se sont respectivement retirés du protocole de Kyoto en 2011 et de l’accord de Paris en 2020, sous l’administration Trump ?
La réponse
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Le Canada et les États-Unis sont les deux pays concernés, mais par deux décisions distinctes : le Canada a notifié son retrait du protocole de Kyoto en 2011, tandis que les États-Unis se sont retirés de l’accord de Paris en 2020, sous la présidence de Donald Trump. La confusion entre ces deux épisodes vient notamment du fait que Washington s’est opposé au protocole de Kyoto, sans toutefois l’avoir ratifié, alors que le retrait américain de l’accord de Paris a bien été formellement mené à son terme.
Le retrait canadien de Kyoto
Adopté en 1997 et entré en vigueur en 2005, le protocole de Kyoto imposait des objectifs juridiquement contraignants de réduction des émissions aux pays industrialisés qui l’avaient ratifié. Le Canada avait ratifié le protocole, mais son gouvernement a annoncé et notifié son retrait en décembre 2011. Cette décision s’inscrivait dans le contexte de la première période d’engagement du protocole, qui arrivait à son terme, et de divergences sur les obligations imposées aux différents groupes de pays. Sur le plan juridique, le retrait canadien n’est devenu effectif qu’un an après sa notification, conformément aux règles prévues par le protocole, mais l’année généralement retenue pour la décision de retrait est bien 2011.
La position des États-Unis face à Kyoto
Les États-Unis ont signé le protocole de Kyoto en 1998, mais ne l’ont jamais ratifié. Il est donc inexact de parler d’un retrait américain du protocole en 2011. L’administration de George W. Bush a confirmé en 2001 que les États-Unis ne chercheraient pas à le ratifier, en contestant notamment l’absence d’obligations comparables pour les grands pays en développement. Cette non-ratification a empêché le protocole de produire des obligations juridiquement contraignantes à l’égard des États-Unis. Le premier élément de la réponse concerne donc le Canada, et non les États-Unis.
Le retrait américain de l’accord de Paris
L’accord de Paris, adopté en 2015 et entré en vigueur en 2016, repose sur des contributions déterminées au niveau national présentées par chaque pays. Les États-Unis y avaient adhéré sous la présidence de Barack Obama. Le 1er juin 2017, Donald Trump a annoncé son intention de retirer son pays de l’accord, estimant que celui-ci nuisait aux intérêts économiques américains. En raison des règles de l’accord, la notification officielle ne pouvait prendre effet immédiatement : les États-Unis l’ont transmise en 2019, et leur retrait est devenu effectif le 4 novembre 2020, pendant l’administration Trump. La réponse attendue est donc : le Canada pour le protocole de Kyoto en 2011, puis les États-Unis pour l’accord de Paris en 2020. Les États-Unis ont ensuite engagé leur retour dans l’accord au début de la présidence de Joe Biden, ce qui a mis fin à cette première période de retrait.
