Première Guerre mondiale

Quels pays faisaient partie des Alliés pendant la Première Guerre mondiale ?

La réponse

Les Alliés, aussi appelés Triple-Entente, regroupaient principalement la France, le Royaume-Uni et la Russie au début du conflit en 1914. D'autres pays ont rejoint cette alliance au fil de la guerre, comme l'Italie en 1915, les États-Unis en 1917 et plusieurs nations des empires coloniaux, notamment des soldats venus d'Afrique et d'Asie. Cette coalition s'opposait aux Empires centraux, menés par l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie.

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Pendant la Première Guerre mondiale, les Alliés désignent la coalition formée par les États qui combattirent les Empires centraux, principalement l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie. Au début du conflit, en 1914, son noyau était constitué de la France, du Royaume-Uni et de la Russie, réunis dans le cadre de la Triple-Entente. Cette coalition s’élargit ensuite avec l’entrée en guerre de nouveaux pays, notamment l’Italie en 1915 et les États-Unis en 1917, tandis que des soldats venus des empires coloniaux britanniques et français participèrent également aux combats.

Le noyau de la Triple-Entente

La France, le Royaume-Uni et la Russie formaient les principales puissances alliées au déclenchement des hostilités. La Triple-Entente reposait sur plusieurs accords diplomatiques conclus progressivement entre ces pays, mais elle ne constituait pas un État commun ni une alliance militaire comparable à une structure unifiée. Lorsque l’Allemagne envahit la Belgique en août 1914, la Belgique combattit aux côtés des Alliés pour défendre son territoire, sans pour autant être l’un des trois membres fondateurs de la Triple-Entente. La Serbie, attaquée par l’Autriche-Hongrie en 1914, fut elle aussi engagée dès le début de la guerre dans le camp opposé aux Empires centraux.

L’Italie change de camp

L’Italie appartenait avant 1914 à la Triple-Alliance, avec l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie. Elle choisit toutefois de rester neutre au début de la guerre, estimant que les conditions de cette alliance n’imposaient pas son intervention dans un conflit déclenché par l’Autriche-Hongrie. Après des négociations avec les puissances de l’Entente, l’Italie entra dans la guerre en 1915. Elle déclara la guerre à l’Autriche-Hongrie le 23 mai 1915 et ouvrit un nouveau front dans les Alpes et le nord-est de la péninsule. Son ralliement renforça considérablement la coalition alliée, même s’il répondait aussi à des objectifs territoriaux et stratégiques propres à l’Italie.

De nouveaux États rejoignent la coalition

Le Japon fut l’un des premiers pays à soutenir le camp allié : il déclara la guerre à l’Allemagne en août 1914 et s’empara de possessions allemandes en Chine et dans le Pacifique. Le Portugal, la Roumanie et la Grèce rejoignirent également les États combattant les Empires centraux au cours du conflit. Les États-Unis, restés neutres jusqu’en 1917, déclarèrent la guerre à l’Allemagne le 6 avril de cette année. Cette décision intervint notamment après la reprise de la guerre sous-marine allemande à outrance et la révélation du télégramme Zimmermann. L’entrée américaine apporta aux Alliés d’importantes ressources industrielles, financières et militaires. Le Brésil déclara lui aussi la guerre à l’Allemagne en 1917 et apporta un soutien à la coalition, notamment par des moyens navals et médicaux.

Une coalition soutenue par les empires

La participation alliée ne se limitait pas aux gouvernements européens. L’Empire britannique mobilisa des soldats venus d’Inde, du Canada, d’Australie, de Nouvelle-Zélande et d’Afrique du Sud. Ces territoires n’avaient pas tous le même statut politique, mais ils appartenaient à l’Empire britannique et contribuèrent fortement à l’effort de guerre. La France recruta également dans son empire colonial, notamment en Afrique du Nord et en Afrique subsaharienne. Des soldats africains et asiatiques combattirent ainsi sur plusieurs fronts, en Europe comme dans d’autres régions. Leur présence montre que la guerre, bien que largement concentrée en Europe, mobilisa des populations et des ressources provenant d’un espace beaucoup plus vaste.

Une alliance qui évolue jusqu’à la fin du conflit

Les Alliés ne constituèrent donc pas un bloc parfaitement stable. La Russie, après la révolution de 1917, se retira du conflit et signa le traité de Brest-Litovsk avec les Empires centraux en mars 1918. Les autres membres de la coalition poursuivirent néanmoins la guerre jusqu’à la défaite de l’Allemagne et de ses partenaires. Parmi les principaux pays alliés figurent ainsi la France, le Royaume-Uni, la Russie, l’Italie, les États-Unis, le Japon, la Belgique, la Serbie, le Portugal, la Roumanie, la Grèce et le Brésil, auxquels s’ajoutèrent les contingents mobilisés dans les empires coloniaux.

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