Quels musées abritent les différentes versions du Cri d’Edvard Munch ?
La réponse
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Le Cri d’Edvard Munch n’est pas une œuvre unique, mais un ensemble de versions réalisées par l’artiste selon des techniques et à des dates différentes. À Oslo, deux institutions majeures se partagent plusieurs de ces exemplaires : le musée national conserve la version de 1893 la plus connue, tandis que le musée Munch en abrite deux autres. Cette répartition explique pourquoi l’œuvre peut être associée à ces deux musées norvégiens.
La version la plus célèbre au musée national
La version de 1893 conservée au musée national d’Oslo est généralement considérée comme la plus emblématique. Réalisée sur carton à l’aide de peinture, elle montre une figure au visage déformé, les mains plaquées contre les oreilles, devant un ciel aux teintes intenses. Le paysage et les lignes ondulantes qui l’entourent ne cherchent pas à reproduire fidèlement le monde réel : ils traduisent plutôt une sensation d’angoisse et de bouleversement intérieur. Cette œuvre est devenue l’image la plus immédiatement reconnaissable de la série consacrée par Munch au thème du cri.
Deux autres versions au musée Munch
Le musée Munch, également situé à Oslo, conserve deux autres versions du Cri. Elles appartiennent au même ensemble artistique, mais ne sont pas identiques à celle du musée national : Munch a repris son motif en faisant varier les matériaux, les couleurs et certains détails de l’exécution. La présence de ces deux versions dans une institution consacrée à l’artiste permet de comparer directement ses différentes interprétations du sujet et de comprendre qu’il ne s’agissait pas d’une reproduction mécanique, mais d’un motif qu’il a retravaillé à plusieurs reprises.
Une œuvre déclinée selon plusieurs techniques
Les différentes versions du Cri témoignent de la manière dont Munch explorait un même thème par la peinture et le pastel. L’artiste a également diffusé le motif sous forme de lithographie, ce qui a contribué à sa large circulation. Dans toutes ces déclinaisons, la figure centrale, le ciel traversé de bandes rouges et le paysage aux courbes instables forment un langage visuel fondé sur l’expression de l’émotion. Il serait donc réducteur de parler d’un seul tableau : l’œuvre désigne une série de réalisations proches, dont les exemplaires sont aujourd’hui conservés dans des lieux différents.
Une répartition à retenir
Pour répondre simplement à la question, il faut retenir deux musées. Le musée national d’Oslo abrite la version de 1893 la plus connue. Le musée Munch conserve deux autres versions du Cri. Cette distinction est importante, car le musée Munch rassemble une part essentielle de l’héritage artistique d’Edvard Munch, tandis que le musée national présente notamment l’exemplaire devenu l’icône internationale de la série.
