Instruments de musique

Quels instruments composent principalement le gamelan, une musique traditionnelle indonésienne ?

La réponse

Le gamelan est un ensemble musical traditionnel indonésien composé principalement de métallophones en bronze, de gongs et de tambours. Ces instruments, souvent joués en groupe, produisent des mélodies hypnotiques et des rythmes complexes. Le gamelan accompagne des danses, des cérémonies ou des spectacles de théâtre wayang. Il est caractéristique notamment des cultures javanaise et balinaise.

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Le gamelan est un ensemble musical traditionnel d’Indonésie, particulièrement associé aux cultures de Java et de Bali. Il ne désigne pas un instrument unique ni une formation strictement identique partout : sa composition varie selon les régions et les répertoires. Toutefois, plusieurs familles d’instruments sont présentes dans la plupart des ensembles. Les plus importantes sont les métallophones, les gongs et les tambours, dont les interventions complémentaires forment des mélodies superposées et des rythmes organisés en cycles.

Les métallophones au cœur de l’ensemble

Les métallophones constituent l’une des principales caractéristiques du gamelan. Leurs lames métalliques, souvent en bronze, sont frappées à l’aide de maillets. Parmi eux, le saron possède des lames disposées sur un cadre et joue généralement des éléments mélodiques fondamentaux. Le gender comporte également des lames métalliques, suspendues au-dessus de résonateurs qui prolongent leur son. Ces instruments ne sont donc pas des xylophones, même si leur principe — frapper des lames pour produire des notes — peut rappeler certains instruments à lames en bois. Dans les ensembles balinais, on trouve aussi des métallophones apparentés aux gangsas. Le timbre brillant et résonant de ces instruments contribue largement à la sonorité reconnaissable du gamelan.

Les gongs et les autres percussions métalliques

Les gongs jouent un rôle essentiel dans la structure musicale. Le gong ageng, généralement le plus imposant, marque des points importants des cycles rythmiques. Des gongs de taille plus réduite, comme les kempul, interviennent à d’autres moments pour articuler les phrases. Le bonang est constitué de petits gongs à mamelon posés horizontalement sur un support, souvent disposés en deux rangées dans les ensembles javanais. D’autres gongs posés, notamment le kenong, participent également au découpage du discours musical. Leur fonction ne consiste pas seulement à produire des effets sonores : leurs frappes permettent aux musiciens de se repérer dans l’organisation cyclique de la pièce et donnent une architecture aux motifs joués par les métallophones.

Les tambours et les instruments complémentaires

Les tambours complètent ce dispositif dominé par le métal. Le kendang, tambour à deux peaux, joue un rôle important dans la conduite de l’ensemble : il peut indiquer le tempo, signaler des changements et accompagner les mouvements d’une danse ou les actions d’un spectacle. Selon la formation, le gamelan peut aussi comprendre des instruments qui ne sont pas des idiophones métalliques. Le rebab, instrument à cordes frottées, peut porter ou orner la ligne mélodique, tandis que le suling, une flûte en bambou, ajoute une couleur plus douce. Certaines formations font également entendre des parties vocales, interprétées par des chanteurs ou des chanteuses. Ces éléments sont variables : le noyau le plus caractéristique reste formé par les métallophones, les gongs et les tambours.

Une musique fondée sur le jeu collectif

Dans un gamelan, aucun instrument ne résume à lui seul toute la pièce. Les musiciens jouent ensemble des parties étroitement liées : les métallophones exposent ou développent les motifs, les gongs organisent les cycles et les tambours orientent le mouvement musical. Cette complémentarité produit une texture sonore dense, faite de répétitions, de superpositions et de variations rythmiques. Le gamelan accompagne notamment des danses, des cérémonies et des représentations de wayang, le théâtre traditionnel de marionnettes. La diversité des ensembles javanais et balinais explique les différences de timbre et d’instrumentation, mais l’association des métallophones en bronze, des gongs et des tambours demeure leur trait commun le plus marquant.

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