Quels diplômes et quelle formation sont nécessaires pour devenir notaire en France ?
La réponse
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Le notaire est un officier public : il reçoit certains actes au nom de l’État, leur confère une valeur authentique et en assure la conservation. Il exerce également une mission de conseil auprès des particuliers, des entreprises et des collectivités. En raison de ces responsabilités, l’accès à la profession ne repose pas sur le seul master en droit : une qualification notariale et une formation professionnelle sont également nécessaires.
Le master en droit, première étape
Le parcours commence au minimum par un master en droit, soit un diplôme de niveau bac+5. Le master en droit notarial constitue une orientation particulièrement adaptée, car il prépare aux principales matières rencontrées dans les offices : droit de la famille, droit immobilier, droit des successions, droit des contrats, fiscalité et droit des affaires. D’autres formations juridiques peuvent toutefois s’inscrire dans les voies d’accès prévues à la profession. Le master ne suffit pas, à lui seul, pour exercer comme notaire : il permet d’accéder à la formation professionnelle qui conduit au diplôme de notaire.
Une formation professionnelle complémentaire
Après le master, le candidat doit obtenir le diplôme de notaire. Selon la voie choisie, cette qualification passe notamment par le diplôme d’études supérieures de notariat, ou DESN. La formation professionnelle dure environ deux ans et associe des enseignements spécialisés à une expérience pratique dans un office notarial. Le futur notaire apprend notamment à préparer et rédiger des actes, à vérifier la situation juridique des biens et des personnes, à suivre les formalités administratives et fiscales et à recevoir les clients. Cette période ne se réduit donc pas à un simple stage de découverte : elle constitue une étape structurée de professionnalisation, organisée selon les modalités de la voie de formation retenue.
Le diplôme ne se confond pas avec l’installation
L’obtention du diplôme de notaire atteste que le candidat possède la qualification professionnelle nécessaire pour poursuivre son parcours dans le notariat, mais elle ne signifie pas automatiquement qu’il devient titulaire de son propre office. Le diplômé peut exercer dans un office selon le statut correspondant à sa situation, puis évoluer vers des responsabilités plus importantes. L’accès à un office, l’association ou l’installation obéissent à des règles et à des démarches distinctes de celles qui concernent la formation. Il faut donc distinguer trois éléments : le master en droit, le diplôme professionnel de notaire et les conditions concrètes d’exercice de la fonction.
Des compétences juridiques et humaines indispensables
La formation prépare à une profession qui exige à la fois rigueur technique et sens du conseil. En authentifiant un acte, le notaire lui donne une force juridique particulière et contribue à sécuriser les engagements des parties. Il conserve également les actes reçus et accompagne ses clients dans des opérations souvent importantes, comme une vente immobilière, une succession, une donation ou la constitution d’une entreprise. La maîtrise du droit doit donc s’accompagner de capacités d’analyse, de rédaction, d’écoute et de discrétion. Le parcours requis — master, formation professionnelle et diplôme de notaire, notamment le DESN selon la voie choisie — vise précisément à réunir ces compétences.
