Quels alpinistes ont été les premiers à gravir le Manaslu en hiver ?
La réponse
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Le Manaslu, qui culmine à 8 163 mètres dans l’Himalaya népalais, est le huitième plus haut sommet du monde. Son nom, souvent traduit par « montagne de l’esprit », désigne un sommet dont l’ascension est particulièrement exigeante, notamment lorsque les alpinistes affrontent les conditions hivernales. En 1984, les Polonais Maciej Berbeka et Ryszard Gajewski ont réalisé la première ascension hivernale du Manaslu, inscrivant leurs noms dans l’histoire de l’alpinisme himalayen.
Un sommet majeur de l’Himalaya
Le Manaslu appartient au massif du Mansiri Himal, au centre du Népal. Comme les autres sommets de plus de 8 000 mètres, il combine une très haute altitude, un relief glaciaire complexe et une exposition importante aux phénomènes météorologiques de haute montagne. Ces difficultés sont présentes toute l’année, mais l’hiver les accentue : les températures sont plus basses, les périodes favorables sont plus courtes et les vents peuvent rendre les arêtes et les pentes particulièrement dangereuses. Une ascension hivernale ne constitue donc pas simplement une répétition d’une voie déjà parcourue à une autre saison ; elle impose de composer avec un environnement beaucoup plus sévère.
Berbeka et Gajewski, premiers en hiver
Maciej Berbeka et Ryszard Gajewski furent les premiers alpinistes à atteindre le sommet du Manaslu pendant l’hiver. Leur réussite a été obtenue en 1984, au terme d’une ascension menée par une cordée polonaise. Le caractère collectif de cet exploit est essentiel : il ne s’agit pas du succès d’un seul homme, mais bien de celui des deux alpinistes qui ont ouvert cette voie historique dans les conditions hivernales. Ils ont ainsi démontré qu’un des plus hauts sommets de la planète pouvait être gravi malgré les contraintes propres à cette saison.
La difficulté particulière d’une ascension hivernale
En hiver, les alpinistes doivent faire face à un froid intense, à des vents violents, à une neige souvent instable et à une durée réduite de l’ensoleillement. À très haute altitude, ces facteurs compliquent les déplacements, l’installation des cordes et des camps ainsi que les temps de repos. Ils augmentent également les risques liés à l’épuisement et aux gelures. Dans ce contexte, l’ascension de Berbeka et Gajewski ne représente pas seulement une première dans l’histoire du Manaslu : elle illustre la capacité d’une cordée à progresser et à atteindre son objectif dans une période où les conditions de la haute montagne sont parmi les plus hostiles de l’année.
Une première qui demeure mémorable
La première hivernale du Manaslu, accomplie en 1984, appartient aux grandes étapes de l’exploration des sommets himalayens. Elle est directement associée aux noms de Maciej Berbeka et de Ryszard Gajewski, les deux Polonais qui furent les premiers à gravir le sommet durant cette saison. Leur ascension rappelle que, sur les plus hauts sommets du monde, la difficulté ne dépend pas uniquement de l’altitude : la saison choisie transforme profondément les conditions de l’expédition et le niveau de risque accepté par les alpinistes.
