Quelles sont les principales sources de pollution plastique des océans ?
La réponse
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La pollution plastique des océans résulte d’une combinaison de sources terrestres et maritimes. La majorité des apports provient des continents, où des déchets sont abandonnés, mal collectés ou insuffisamment traités avant d’être entraînés vers le milieu naturel. Les activités en mer, notamment la pêche et la perte d’équipements, constituent une autre contribution importante. Une fois dans l’océan, les plastiques peuvent rester visibles sous forme de bouteilles, d’emballages ou de filets, mais aussi se fragmenter en particules plus petites, difficiles à récupérer.
Les déchets terrestres mal gérés
La principale source de pollution plastique est liée à la production, à la consommation et à la mauvaise gestion des déchets sur les terres émergées. Les emballages, sacs, bouteilles, contenants alimentaires et autres objets à usage courant peuvent atteindre l’environnement lorsqu’ils sont jetés dans la rue, déposés dans des décharges mal sécurisées ou emportés par le vent. Les systèmes de collecte et de traitement insuffisants favorisent également les fuites de déchets vers les sols, les cours d’eau et les zones côtières. Les villes et les régions littorales sont particulièrement exposées en raison de la densité de population et de l’importance des activités économiques. Le tourisme peut accroître localement les volumes d’emballages et d’objets jetables, mais il s’inscrit dans cette source terrestre plus générale plutôt que de constituer, à lui seul, une cause distincte de portée mondiale.
Le ruissellement et les rivières comme voies de transport
Les pluies et le ruissellement entraînent les déchets abandonnés dans les caniveaux, les fossés et les cours d’eau. Les rivières transportent ensuite une partie de ces plastiques jusqu’aux estuaires et à la mer. Elles sont donc surtout des voies d’acheminement de la pollution provenant des bassins versants, même si des déchets peuvent aussi être rejetés directement dans leur lit ou sur leurs berges. Les crues et les épisodes de fortes pluies peuvent déplacer d’importantes quantités de matériaux accumulés sur les sols. Le ruissellement urbain charrie également des particules issues de la dégradation d’objets en plastique et de certaines activités humaines. D’autres apports terrestres atteignent l’océan par les réseaux d’assainissement, les eaux pluviales ou le vent, sans nécessairement passer par une grande rivière.
La pêche et les équipements perdus en mer
Les activités maritimes représentent une source importante de déchets plastiques, en particulier dans le secteur de la pêche. Filets, cordages, lignes, casiers, flotteurs et autres équipements peuvent être perdus, abandonnés ou rejetés accidentellement. Ces « engins fantômes » continuent parfois à dériver ou à rester immergés, où ils peuvent piéger, blesser ou tuer des animaux marins. Leur impact est durable, car les matériaux ne disparaissent pas rapidement : ils se dégradent progressivement et peuvent se fragmenter en morceaux plus petits. La pêche n’est pas la seule activité maritime concernée. Les navires, les installations aquacoles et les opérations portuaires peuvent aussi contribuer aux rejets, mais l’importance relative de ces apports varie selon les lieux et les types d’activités. Il faut surtout retenir que les déchets liés aux équipements de pêche perdus constituent une composante particulièrement persistante de la pollution océanique.
Des macroplastiques aux microplastiques
Après leur arrivée dans la mer, les plastiques ne restent pas toujours sous la forme initiale d’un emballage ou d’un filet. L’action des rayons ultraviolets, des vagues et de l’abrasion les fragilise et les transforme en fragments, parfois jusqu’à produire des microplastiques. Ces particules peuvent aussi provenir directement de certains produits ou de l’usure de matériaux utilisés à terre et en mer. Elles sont difficiles à retirer une fois dispersées dans la colonne d’eau, les sédiments ou les organismes marins. La réduction de la pollution passe donc d’abord par la prévention à la source : améliorer la collecte et le traitement des déchets, limiter les fuites lors du ruissellement, réduire les plastiques inutiles et éviter la perte des équipements maritimes. Les opérations de nettoyage en mer ou dans les rivières peuvent compléter ces mesures, mais elles ne remplacent pas la réduction des apports terrestres et maritimes.
