Quelles sont les plus anciennes représentations connues de créatures ressemblant au griffon ?
La réponse
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Les plus anciennes représentations connues de créatures ressemblant au griffon apparaissent dans l’art du Proche-Orient dès le IVe millénaire av. J.-C. Elles sont donc antérieures de plusieurs siècles aux grandes images assyriennes souvent associées à cette créature. Il ne s’agit toutefois pas nécessairement de griffons au sens strict du terme : les spécialistes regroupent sous cette appellation des figures hybrides combinant certains traits d’un grand félin et d’un oiseau de proie, parfois avec des ailes, un bec ou une tête aviaire.
Un motif hybride très ancien
À cette époque reculée, les artistes du Proche-Orient représentent déjà de nombreux êtres composites, en associant des parties d’animaux différents. Les créatures de type griffon s’inscrivent dans cet univers visuel où le lion peut évoquer la force terrestre et l’oiseau de proie la puissance aérienne. Ces figures apparaissent sur des objets et des supports de l’art ancien, notamment dans les productions qui nous sont parvenues de la Mésopotamie et des régions voisines. Leur présence montre que l’idée d’un animal réunissant des caractéristiques félines et aviaires est très ancienne, même si son apparence et sa fonction ne sont pas encore fixées selon un modèle unique.
Pourquoi il n’existe pas de « premier griffon » certain
Identifier la toute première représentation est difficile parce que « griffon » est une catégorie moderne appliquée à des images anciennes. Une créature dotée d’un corps de félin et d’éléments d’oiseau peut être classée comme un griffon par un chercheur, tandis qu’une autre interprétation y verra une divinité animale, un monstre protecteur ou une figure symbolique différente. La datation des objets, leur état de conservation et l’absence fréquente de légende explicative compliquent encore l’identification. Il est donc plus rigoureux de parler de créatures ressemblant au griffon attestées dans l’art du IVe millénaire av. J.-C., plutôt que d’affirmer qu’un objet précis serait le premier griffon de l’histoire.
Des images, plutôt qu’un témoignage écrit
La réponse repose avant tout sur des témoignages visuels. Les œuvres du Proche-Orient montrent l’ancienneté du motif, mais elles ne fournissent pas forcément le nom donné à chaque créature ni le récit qui lui était associé. Il est ainsi impossible d’identifier avec certitude un premier griffon mentionné dans un texte. Les représentations et les textes ne se recouvrent pas automatiquement : une image hybride peut être très ancienne sans qu’un document écrit contemporain permette de la désigner précisément. Les traditions artistiques ultérieures, notamment celles de Mésopotamie, ont développé et transformé ces figures, mais elles constituent des prolongements d’un motif déjà attesté plusieurs millénaires auparavant.
