Fleurs

Quelles fleurs sont traditionnellement considérées comme les fleurs nationales du Japon ?

La réponse

Le Japon n’a pas de fleur nationale officiellement désignée. Le chrysanthème et la fleur de cerisier sont traditionnellement considérés comme ses fleurs nationales ; le chrysanthème figure sur le sceau impérial et symbolise la famille impériale.

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Le Japon n’a pas de fleur nationale officiellement désignée par la loi. Pourtant, deux fleurs sont traditionnellement associées à l’identité du pays : le chrysanthème, ou kiku, et la fleur de cerisier, appelée sakura. Leur statut repose donc sur la tradition culturelle plutôt que sur une décision institutionnelle. Elles représentent deux dimensions complémentaires de l’imaginaire japonais : le chrysanthème est étroitement lié à la famille impériale, tandis que les cerisiers évoquent la beauté des saisons, la fragilité de la vie et les rassemblements populaires.

Le chrysanthème, symbole impérial

Le chrysanthème occupe une place particulière dans l’histoire du Japon en raison de son association avec la maison impériale. Le sceau impérial du Japon représente un chrysanthème stylisé à seize pétales, souvent appelé kikumon. Cette figure sert d’emblème à la famille impériale et constitue l’un des symboles les plus reconnaissables de l’institution impériale. Le chrysanthème est également associé à la longévité et à la noblesse. Une fête traditionnelle, le Chōyō ou Kiku no Sekku, célébrée le neuvième jour du neuvième mois du calendrier traditionnel, est notamment liée à la recherche de la longévité et à l’admiration de cette fleur.

La fleur de cerisier et le hanami

La fleur de cerisier est l’autre grande fleur traditionnellement considérée comme nationale au Japon. Sous le nom de sakura, elle est au cœur du hanami, pratique qui consiste à admirer les arbres en fleurs, souvent lors de sorties collectives au printemps. La floraison des cerisiers est brève et dépend fortement des conditions saisonnières ; cette durée limitée a contribué à en faire une image de la beauté éphémère. Dans la culture japonaise, les sakura sont ainsi fréquemment associés au passage du temps, au renouvellement du printemps et à la conscience de la fragilité de l’existence.

Deux symboles complémentaires

Le chrysanthème et la fleur de cerisier ne jouent pas exactement le même rôle symbolique. Le premier renvoie à la continuité de la maison impériale, à la dignité et à la longévité, notamment en raison de sa présence sur le sceau impérial. La seconde appartient davantage à l’expérience collective et saisonnière : sa floraison transforme les parcs, les jardins et les paysages urbains en lieux de rencontre. Le sakura est aussi largement présent dans les arts, la littérature et les représentations de la vie japonaise. Ces usages expliquent que les deux fleurs soient associées au pays, même si elles ne correspondent pas à une désignation officielle unique.

Une appellation traditionnelle, non officielle

Dire que le Japon possède deux fleurs nationales est donc une manière courante de résumer une tradition culturelle, et non de citer un statut juridique. Le chrysanthème et la fleur de cerisier sont les deux réponses généralement retenues : le premier en raison de son lien avec la famille impériale, la seconde en raison de sa place centrale dans les paysages, les fêtes et la sensibilité esthétique japonaises. Il est important de conserver cette nuance : le Japon n’a pas officiellement choisi l’une de ces fleurs comme emblème national exclusif.

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