Planètes du système solaire

Quelle planète a été déclassée au rang de planète naine en 2006 ?

La réponse

Pluton a été reclassée comme planète naine par l'Union astronomique internationale en 2006, en raison de la découverte d'autres objets de taille similaire dans la ceinture de Kuiper. Cette décision a suscité un vif débat parmi le public et les scientifiques. Pluton reste un objet fascinant, avec une atmosphère ténue et des montagnes de glace d'azote.

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Pluton a longtemps été présentée comme la neuvième planète du système solaire, depuis sa découverte en 1930. Son statut a changé en août 2006, lorsque l’Union astronomique internationale a adopté une définition officielle de la planète et l’a reclassée parmi les planètes naines. Cette décision ne signifie pas que Pluton aurait cessé d’exister ou perdu son intérêt scientifique : elle traduit une nouvelle manière d’organiser la diversité des corps célestes qui orbitent autour du Soleil.

Les critères adoptés par l’UAI

Selon la définition retenue par l’Union astronomique internationale, une planète doit remplir trois conditions. Elle doit être en orbite autour du Soleil, posséder une masse suffisante pour que sa propre gravité lui donne une forme presque ronde, et avoir dégagé son voisinage orbital des autres objets de taille comparable. Pluton satisfait les deux premiers critères, mais pas le troisième. Elle se trouve dans la ceinture de Kuiper, une région située au-delà de Neptune et peuplée de nombreux corps glacés. L’expression dégager son orbite ne signifie pas qu’une planète doit avoir éliminé toute poussière ou tout objet voisin, mais qu’elle doit exercer une domination gravitationnelle sur sa région orbitale. L’orbite de Pluton ne croise pas directement celle de Neptune : les deux corps sont protégés de rencontres rapprochées par leurs mouvements orbitaux, notamment par une résonance gravitationnelle.

Le rôle des découvertes dans la ceinture de Kuiper

La reclassification de Pluton est intervenue dans un contexte de découvertes de plusieurs objets transneptuniens importants, dont Éris, un corps dont la taille est comparable à celle de Pluton. Ces observations ont conduit les astronomes à s’interroger sur la limite entre les planètes et les nombreux objets de la ceinture de Kuiper. Maintenir Pluton comme planète tout en refusant ce statut à des corps similaires aurait nécessité une distinction difficile à justifier. L’UAI a donc retenu une catégorie spécifique, celle des planètes naines. Pluton, Éris, Hauméa et Makémaké en font partie dans la région externe du système solaire, tandis que Cérès, située dans la ceinture d’astéroïdes entre Mars et Jupiter, est également classée comme planète naine.

Un monde glacé étudié par New Horizons

Le changement de catégorie n’a rien diminué de l’intérêt scientifique de Pluton. En juillet 2015, la sonde New Horizons a réalisé le premier survol rapproché de cet astre et a transmis des images détaillées de sa surface. Elles ont révélé des plaines glacées, des montagnes, des reliefs sombres et une géologie plus variée qu’on ne l’imaginait auparavant. Pluton possède aussi une atmosphère très ténue, composée principalement d’azote et de méthane. Cette enveloppe gazeuse évolue avec les saisons, en partie sous l’effet des variations d’éclairement liées à l’orbite de Pluton autour du Soleil. Ces caractéristiques font de Pluton un laboratoire naturel pour l’étude des petits mondes glacés des confins du système solaire.

Un reclassement toujours discuté

La décision de 2006 a suscité un vif débat parmi le public et les scientifiques. Beaucoup de personnes étaient attachées à l’image traditionnelle d’un système solaire composé de neuf planètes, apprise à l’école et popularisée par la culture générale. Certains chercheurs ont également discuté la pertinence du critère de domination orbitale ou la définition exacte d’une planète naine. Néanmoins, dans la classification officielle de l’Union astronomique internationale, Pluton n’est plus une planète principale : elle est une planète naine, au même titre que d’autres corps suffisamment massifs pour être presque sphériques mais qui partagent leur région orbitale avec de nombreux objets.

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