Quelle montagne, surnommée le Toit du Monde, est le plus haut sommet de la planète Terre ?
La réponse
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Avec une altitude généralement arrondie à 8 848 mètres, l’Everest est le plus haut sommet de la Terre au-dessus du niveau moyen de la mer. Il appartient à la chaîne de l’Himalaya et se trouve sur la frontière entre le Népal et la Chine, dans la région autonome chinoise du Tibet. Cette montagne est couramment surnommée le « Toit du Monde », une expression qui souligne sa position exceptionnelle parmi les reliefs terrestres. Son sommet, couvert de neige et de glace, domine un environnement où la raréfaction de l’oxygène rend toute progression particulièrement difficile.
Une montagne aux noms multiples
Le nom Everest a été attribué en hommage à George Everest, un géomètre gallois qui fut notamment Surveyor General of India au XIXe siècle. Dans les langues de la région, la montagne possède toutefois d’autres appellations. Elle est appelée Sagarmatha au Népal et Chomolungma ou Qomolangma dans la tradition tibétaine. Ces noms témoignent de l’importance culturelle et spirituelle du sommet pour les populations himalayennes. La frontière internationale passe par le sommet : les itinéraires méridionaux partent principalement du Népal, tandis que les voies septentrionales traversent le versant tibétain, administré par la Chine. Les deux faces présentent des difficultés différentes, liées à la configuration des glaciers, des arêtes et des camps d’altitude.
Une altitude mesurée avec une grande précision
La valeur de 8 848 mètres constitue l’altitude de référence couramment retenue pour l’Everest. Les mesures peuvent néanmoins différer légèrement selon la méthode utilisée et selon que l’on inclut ou non l’épaisseur de neige et de glace présente au sommet. En 2020, une mesure réalisée conjointement par le Népal et la Chine a établi l’altitude à 8 848,86 mètres, couverture neigeuse comprise. Ces quelques dizaines de centimètres ne changent pas le statut de la montagne : l’Everest reste le point culminant du globe lorsque l’on compare les sommets selon leur altitude au-dessus du niveau de la mer. D’autres montagnes peuvent être présentées comme les plus hautes selon d’autres critères, mais elles ne dépassent pas l’Everest sur cette mesure conventionnelle.
La première ascension confirmée
L’ascension qui a rendu l’Everest célèbre dans l’histoire de l’alpinisme est celle accomplie le 29 mai 1953 par le Néo-Zélandais Edmund Hillary et le Népalais Tenzing Norgay. Ils participaient à une expédition britannique dirigée par John Hunt et atteignirent le sommet par le versant népalais. Leur réussite fut considérée comme la première ascension confirmée de l’Everest. Elle avait été précédée par plusieurs expéditions, dont celle de 1924 au cours de laquelle les alpinistes britanniques George Mallory et Andrew Irvine disparurent lors d’une tentative. La question de savoir s’ils avaient atteint le sommet avant leur mort n’a jamais été établie avec certitude. Depuis 1953, de nombreux alpinistes ont suivi les itinéraires ouverts sur les deux versants, mais l’ascension demeure dangereuse en raison des avalanches, des crevasses, des températures extrêmes et du manque d’oxygène.
Un milieu soumis à des conditions extrêmes
L’altitude de l’Everest limite fortement la présence de la végétation et de la faune dans les secteurs les plus élevés. Au-dessus de 8 000 mètres, la très faible pression atmosphérique, le froid et les vents violents imposent aux grimpeurs des conditions de survie particulièrement éprouvantes. Les glaciers et les séracs rendent aussi certains passages instables, notamment dans la cascade de glace du Khumbu, sur l’itinéraire népalais. Plus bas, les vallées et les versants de l’Himalaya accueillent des écosystèmes adaptés à l’altitude. Comme d’autres régions de haute montagne, le massif de l’Everest est affecté par le réchauffement climatique, qui modifie les glaciers, le manteau neigeux et la stabilité de certains terrains. Cette évolution ajoute un enjeu environnemental aux défis déjà posés par l’alpinisme et la fréquentation croissante du site.
