Questions sur les smartphones

Quelle institution a développé en 1973 une technologie d’écran tactile capacitif ?

La réponse

Le CERN a développé en 1973 un écran tactile capacitif destiné au contrôle du Super Proton Synchrotron. Elographics est plutôt associé au développement des écrans tactiles résistifs.

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Bien avant que les smartphones ne popularisent les interfaces tactiles, le CERN expérimentait déjà une autre manière d’interagir avec des systèmes complexes. En 1973, l’organisation européenne de recherche a développé une technologie d’écran tactile capacitif destinée au contrôle du Super Proton Synchrotron, un accélérateur de particules. Cette réalisation situe l’une des étapes importantes de l’histoire du tactile dans un laboratoire de physique, plutôt que dans l’industrie des télécommunications ou de l’informatique grand public.

Un écran conçu pour le Super Proton Synchrotron

Le Super Proton Synchrotron, généralement désigné par son acronyme SPS, est un accélérateur exploité au CERN. Pour permettre aux opérateurs de surveiller et de commander les nombreux paramètres d’une installation aussi complexe, il fallait disposer d’interfaces adaptées à la visualisation et à la sélection des commandes. C’est dans ce contexte que le CERN a développé, en 1973, un écran tactile capacitif. L’objectif initial n’était donc pas d’équiper un téléphone ou un ordinateur personnel, mais de faciliter le contrôle d’un équipement scientifique de grande ampleur.

Le principe capacitif

Un écran capacitif fonctionne en exploitant les propriétés électriques de son environnement. Une surface conductrice établit un champ électrique ou une répartition de charges. Lorsqu’un doigt, qui conduit lui-même l’électricité, entre en contact avec cette surface, il modifie localement les caractéristiques électriques du dispositif. L’électronique peut alors déterminer la zone touchée et associer ce contact à une commande. Ce principe se distingue du fonctionnement des écrans résistifs, qui détectent une pression exercée sur des couches conductrices séparées et mises en contact.

Une innovation antérieure aux smartphones

L’expérience du CERN appartient à une période où les écrans tactiles étaient encore principalement étudiés pour des usages spécialisés. Leur présence dans les smartphones est devenue courante bien plus tard, après des progrès dans la miniaturisation, la fabrication des surfaces conductrices et la conception des interfaces. Les appareils actuels ont également recours à des fonctions tactiles plus avancées, mais ils reposent toujours sur l’idée fondamentale d’une détection électronique du contact plutôt que sur l’emploi systématique de boutons mécaniques.

Ne pas confondre technologies capacitive et résistive

L’attribution de cette réalisation au CERN est importante, car l’histoire des écrans tactiles associe aussi d’autres institutions et entreprises à des techniques différentes. Elographics est notamment associé au développement des écrans tactiles résistifs, et non à l’écran capacitif développé par le CERN en 1973 pour le contrôle du SPS. La distinction entre ces deux principes permet de comprendre pourquoi l’affirmation attribuant cette innovation à Elographics est incorrecte : les deux technologies sont tactiles, mais elles ne détectent pas le contact de la même manière et ne relèvent pas de la même histoire technique.

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