Forêts du monde

Quelle grande forêt tropicale est fortement menacée par la déforestation en 2024 ?

La réponse

La forêt du bassin du Congo, notamment en République démocratique du Congo, compte parmi les grandes forêts tropicales les plus menacées par la déforestation. Elle subit l’agriculture, l’exploitation forestière illégale et l’exploitation minière, malgré son rôle essentiel dans la capture du CO₂.

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La forêt du bassin du Congo constitue l’un des grands ensembles forestiers tropicaux de la planète et le principal massif de ce type en Afrique. Elle s’étend sur plusieurs pays d’Afrique centrale, mais la République démocratique du Congo en abrite la plus grande partie. En 2024, cet écosystème reste fortement menacé par la déforestation et la dégradation des milieux forestiers. La pression ne vient pas d’une seule activité : l’agriculture, l’exploitation forestière illégale et l’extraction minière contribuent toutes à transformer durablement les paysages.

Une forêt soumise à des pressions multiples

L’agriculture fait partie des principaux facteurs de défrichement dans le bassin du Congo. Des parcelles sont ouvertes pour répondre aux besoins alimentaires et économiques des populations, parfois au moyen de pratiques qui entraînent la disparition progressive du couvert forestier. L’exploitation du bois représente une autre menace. Lorsqu’elle est illégale ou mal contrôlée, elle peut dépasser les limites prévues, exploiter des essences recherchées et favoriser l’ouverture de routes dans des zones jusque-là difficiles d’accès. Même lorsqu’elle ne provoque pas immédiatement la disparition totale de la forêt, cette activité fragilise les écosystèmes, facilite de nouveaux défrichements et réduit la continuité des habitats.

Le rôle particulier de la République démocratique du Congo

La République démocratique du Congo occupe une place centrale dans l’avenir du bassin du Congo, en raison de l’étendue de ses forêts et de l’importance des pressions qui s’y exercent. L’agriculture y contribue à la conversion des espaces boisés, tandis que l’exploitation forestière illégale complique la gestion des ressources. L’exploitation minière, qu’elle soit industrielle ou artisanale, peut également entraîner le défrichement de certaines zones, l’érosion des sols et la dégradation des cours d’eau. Ces activités sont parfois conduites dans des régions où la surveillance et l’application des règles restent difficiles, ce qui renforce la vulnérabilité des forêts et des communautés qui en dépendent.

Un réservoir de carbone et de biodiversité

La forêt du bassin du Congo joue un rôle essentiel dans la régulation du climat. Sa végétation et ses sols stockent du carbone et participent à la capture du dioxyde de carbone, ce qui contribue à limiter l’accumulation de ce gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Elle abrite aussi une biodiversité exceptionnelle et fournit à de nombreuses populations des ressources indispensables, notamment pour l’alimentation et les activités quotidiennes. La déforestation ne constitue donc pas seulement une perte d’arbres : elle réduit la capacité de l’écosystème à stocker du carbone, fragilise les habitats et peut compromettre les moyens de subsistance locaux. La protection de ce massif dépend ainsi d’un meilleur contrôle de l’exploitation illégale, d’une gestion plus durable de l’agriculture et des ressources minières, ainsi que de l’association effective des communautés locales aux décisions qui concernent leur environnement.

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