Quelle fête est célébrée dans le plus grand nombre de pays ?
La réponse
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Le Nouvel An est probablement la fête célébrée dans le plus grand nombre de pays. Cette place particulière tient à son lien avec le changement d’année, un repère commun à la vie civile, administrative et économique de la plupart des États. La date du 1er janvier est aujourd’hui largement utilisée comme début de l’année civile, mais cette apparente unité ne doit pas masquer la diversité des calendriers, des cérémonies et des significations associées au renouvellement de l’année.
Un repère civil largement partagé
Le calendrier grégorien, instauré à la fin du XVIe siècle sous le pontificat de Grégoire XIII, est devenu le principal calendrier civil utilisé pour les échanges internationaux et l’organisation administrative. Dans ce cadre, le 1er janvier sert de référence au Nouvel An dans un très grand nombre de pays. La célébration peut prendre la forme d’un jour férié, d’un événement public, de réunions familiales ou de simples vœux échangés entre proches. Il faut toutefois distinguer l’usage civil d’un calendrier et le statut légal ou culturel d’une fête : le 1er janvier n’est pas nécessairement célébré de la même manière partout, ni avec la même importance.
Des calendriers et des dates différents
Le Nouvel An ne se limite pas au 1er janvier. De nombreuses sociétés célèbrent également le début d’une nouvelle année selon un calendrier lunaire, lunisolaire ou religieux. Le Nouvel An lunaire, notamment célébré dans plusieurs pays d’Asie, se situe à une date variable par rapport au calendrier grégorien. En Iran et dans différentes régions d’Asie centrale, Nowruz marque le début de l’année selon une tradition liée à l’équinoxe de printemps. Le Nouvel An islamique et Roch Hachana, le Nouvel An juif, suivent eux aussi des calendriers spécifiques. Ces célébrations ne remplacent pas nécessairement le Nouvel An civil : un même pays ou une même population peut reconnaître plusieurs débuts d’année, selon le contexte concerné.
Une fête mondiale aux pratiques locales
La diffusion du Nouvel An s’accompagne d’une grande variété de coutumes. Dans certains lieux, le passage à minuit est associé aux feux d’artifice, aux concerts et aux rassemblements dans l’espace public. Ailleurs, il est surtout marqué par un repas familial, des prières, des visites aux proches ou des échanges de cadeaux. En Espagne, la tradition consiste notamment à manger douze grains de raisin au moment des douze coups de minuit. Au Japon, les célébrations de fin et de début d’année s’inscrivent dans un ensemble de pratiques familiales et religieuses propres à cette période. Ces exemples montrent que l’existence d’une date civile commune n’entraîne pas une célébration uniforme.
Pourquoi la réponse reste probablement la bonne
Il est difficile d’établir un classement parfaitement mesurable des fêtes célébrées dans le plus grand nombre de pays. Tout dépend de la définition retenue : faut-il compter une fête officiellement reconnue, un jour férié, une célébration populaire ou une pratique présente au sein de communautés dispersées dans plusieurs États ? Malgré cette difficulté, le Nouvel An est le candidat le plus vraisemblable, car le changement d’année concerne la quasi-totalité des sociétés organisées autour d’un calendrier civil et accompagne les échanges internationaux. La réponse doit donc être formulée avec prudence : le Nouvel An est probablement la fête célébrée dans le plus grand nombre de pays, tandis que ses dates et ses traditions varient selon les calendriers et les cultures.
