Écologie

Quelle est la principale cause de la désertification dans le monde selon les rapports de l'ONU ?

La réponse

La dégradation des sols due à l'agriculture intensive, au déboisement et aux pratiques pastorales non durables.

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La désertification est un processus de dégradation des terres qui touche principalement les régions arides, semi-arides et subhumides sèches. Elle ne correspond pas uniquement à l’avancée naturelle d’un désert : elle résulte surtout de la perte progressive de la fertilité des sols, de la végétation et de la capacité des écosystèmes à se régénérer. Selon les rapports de l’ONU, sa principale cause est la dégradation des sols provoquée par des usages humains non durables, en particulier l’agriculture intensive, le déboisement et certaines pratiques pastorales.

L’agriculture intensive et l’épuisement des sols

L’agriculture intensive contribue à la désertification lorsque les terres sont exploitées de manière répétée sans laisser au sol le temps de se reconstituer. Les cultures successives, la réduction de la diversité végétale et le travail excessif du sol peuvent appauvrir sa structure et diminuer sa fertilité. Lorsque la couverture végétale disparaît, la terre est davantage exposée à l’érosion provoquée par le vent ou par l’eau. Dans les régions où les précipitations sont faibles ou irrégulières, cette dégradation peut rapidement réduire les rendements et compromettre la capacité des terres à produire de nouvelles récoltes. L’agriculture n’est donc pas en elle-même une cause de désertification : c’est l’intensification non durable de son exploitation qui fragilise les sols.

Le déboisement prive les sols de leur protection

Le déboisement constitue un autre facteur majeur. Les arbres et les autres plantes contribuent à retenir les sols, à limiter le ruissellement et à maintenir une certaine humidité. Lorsque la végétation forestière est supprimée pour étendre les cultures, obtenir du bois ou répondre à d’autres besoins, les terres se retrouvent plus vulnérables à l’érosion et à la sécheresse. La disparition des racines et de la couverture végétale perturbe également le fonctionnement des écosystèmes et réduit leur capacité de régénération. Le déboisement peut ainsi accentuer les effets de pratiques agricoles déjà trop intensives et accélérer la dégradation des terres.

Le surpâturage et la disparition de la végétation

Les pratiques pastorales non durables, notamment le surpâturage, participent elles aussi à ce processus. Lorsque les troupeaux consomment la végétation plus rapidement qu’elle ne peut repousser, les pâturages perdent progressivement leur couverture végétale. Le piétinement peut en outre compacter les sols et rendre l’infiltration de l’eau plus difficile. Une fois les plantes disparues, le vent et les pluies emportent plus facilement les particules fertiles. Dans les zones sèches, où la végétation se reconstitue lentement, cette pression peut durablement réduire la productivité des pâturages et rendre les terres plus vulnérables à la désertification.

Des causes qui se renforcent mutuellement

Ces facteurs ne sont pas isolés. Le déboisement peut ouvrir de nouvelles terres à une agriculture intensive, tandis que l’épuisement des sols peut pousser à exploiter davantage d’espaces ou à concentrer les troupeaux sur les pâturages restants. La disparition de la végétation aggrave alors l’érosion, ce qui accélère à son tour la perte de fertilité. Les rapports de l’ONU présentent donc la désertification avant tout comme le résultat d’une gestion non durable des terres, plutôt que comme un phénomène naturel indépendant de l’action humaine. La prévention repose notamment sur une agriculture qui préserve les sols, la protection et la restauration de la végétation ainsi qu’une gestion adaptée des pâturages.

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