Nature

Quelle est la plus grande forêt tropicale humide du monde en termes de superficie ?

La réponse

La forêt amazonienne. Elle s'étend sur 9 pays d'Amérique du Sud et couvre environ 5,5 millions de km².

En savoir plus

La forêt amazonienne est la plus grande forêt tropicale humide du monde en termes de superficie. Elle couvre environ 5,5 millions de km² et s’étend sur neuf pays d’Amérique du Sud. Située principalement dans le bassin de l’Amazone, elle forme un ensemble forestier continu ou fortement relié, traversé par un réseau exceptionnel de fleuves et de rivières. Son immensité en fait un milieu essentiel pour la biodiversité, le cycle de l’eau et les populations qui y vivent.

Un vaste territoire transfrontalier

La forêt amazonienne ne correspond pas à une entité politique unique : ses limites traversent plusieurs frontières nationales. Le Brésil en abrite la plus grande partie, tandis que la forêt s’étend également dans d’autres pays du bassin amazonien. Le fleuve Amazone et ses affluents structurent ce territoire en alimentant une multitude de cours d’eau, de plaines inondables et de zones humides. Il faut toutefois distinguer la forêt amazonienne du bassin de l’Amazone, qui comprend aussi des espaces non forestiers. L’estimation d’environ 5,5 millions de km² concerne la superficie de la forêt, dont les limites peuvent varier selon les définitions géographiques et les méthodes de mesure retenues.

Une mosaïque d’écosystèmes

L’Amazonie n’est pas une forêt uniforme. Elle comprend notamment des forêts de terre ferme, rarement ou jamais inondées, ainsi que des forêts périodiquement submergées par les crues. Les différences de relief, de sols, de disponibilité en eau et de climat local créent une grande variété de milieux. Cette diversité explique la richesse de sa faune et de sa flore, avec de nombreuses espèces de plantes, d’insectes, de poissons, d’oiseaux, de reptiles et de mammifères. Le jaguar, le paresseux et plusieurs espèces de dauphins de rivière figurent parmi les animaux emblématiques de cette région, mais une part importante de sa diversité biologique reste encore étudiée.

Un rôle important dans le cycle de l’eau

La végétation amazonienne participe activement au cycle de l’eau. Par l’évapotranspiration, les arbres et les autres plantes rejettent de la vapeur d’eau dans l’atmosphère, ce qui contribue à la formation de nuages et aux précipitations. Une partie de cette humidité est ensuite transportée par les vents vers d’autres régions d’Amérique du Sud. La forêt joue également un rôle dans le stockage du carbone grâce à sa biomasse et à ses sols. Ces fonctions ne justifient pas toujours l’expression simplificatrice de « poumon de la planète », car le bilan de l’oxygène et du carbone d’un écosystème forestier est plus complexe. Elles montrent néanmoins l’importance de l’Amazonie pour l’équilibre écologique, en particulier à l’échelle régionale.

Une forêt soumise à de fortes pressions

La forêt amazonienne est menacée par la conversion des terres pour l’agriculture et l’élevage, l’exploitation minière, l’ouverture de routes, l’abattage d’arbres et les incendies. La fragmentation des habitats réduit la continuité de la forêt et fragilise certaines populations animales et végétales. Les changements climatiques, notamment l’augmentation des températures et la multiplication de certaines périodes de sécheresse, peuvent accentuer ces pressions. La protection de l’Amazonie repose sur plusieurs leviers complémentaires : les aires protégées, les territoires autochtones, la surveillance de la déforestation et la coopération entre les pays concernés. La conservation de cette forêt exige donc de préserver à la fois ses écosystèmes, ses cours d’eau et les communautés qui en dépendent.

CultureG.org