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Quelle est la plus grande forêt du monde ?

La réponse

La plus grande forêt du monde est la forêt amazonienne, située principalement en Amérique du Sud. Elle s'étend sur environ 5,5 millions de kilomètres carrés, couvrant neuf pays dont le Brésil, le Pérou et la Colombie. Surnommée le poumon de la Terre, elle abrite une biodiversité immense et joue un rôle crucial dans la régulation du climat mondial.

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La forêt amazonienne, vaste étendue de verdure s’étendant à cheval sur neuf pays d’Amérique du Sud, incarne bien plus qu’un simple écosystème : elle représente l’un des derniers remparts naturels contre les bouleversements climatiques actuels. Considérée comme la plus grande forêt du monde, elle s’étend sur environ 5,5 millions de kilomètres carrés, une superficie équivalente à celle de l’Union européenne tout entière. Son rôle dépasse largement les frontières géographiques, car elle agit comme un régulateur thermique et un réservoir de biodiversité sans équivalent ailleurs sur la planète.

Une mosaïque de paysages et d’écosystèmes uniques

Au-delà de son titre de plus grande forêt tropicale humide, l’Amazonie se distingue par une mosaïque de paysages variés. Des zones inondées comme les várzeas, où la forêt est submergée plusieurs mois par an, côtoient des terres fermes (terra firme) abritant des arbres géants comme le kapokier ou l’hévéa. Les forêts de nuages, perchées sur les flancs des Andes, abritent des espèces endémiques comme l’ours à lunettes. Cette diversité structurelle permet à l’écosystème de maintenir une résilience face aux perturbations naturelles ou anthropiques, tout en offrant des habitats spécialisés à des millions d’espèces.

Un réservoir de biodiversité encore largement méconnu

L’Amazonie abrite entre 10 et 15 % des espèces animales et végétales connues sur Terre, un chiffre qui ne cesse d’être révisé à la hausse grâce aux expéditions scientifiques. Parmi ses habitants les plus emblématiques figurent le jaguar, symbole de la forêt, ainsi que des primates comme le ouistiti pygmée, l’un des plus petits mammifères au monde. Les cours d’eau amazoniens, dont l’emblématique Amazone – le fleuve le plus long du monde après le Nil –, hébergent également des espèces uniques comme le dauphin rose de l’Amazone ou le poisson-chat géant pirarucu. Pourtant, malgré les avancées de la science, on estime que seulement 20 % des espèces végétales de la région ont été scientifiquement décrites.

Un rôle climatique global sous haute surveillance

La forêt amazonienne joue un rôle clé dans la régulation du climat mondial en absorbant environ 2 milliards de tonnes de CO₂ par an, soit près de 5 % des émissions mondiales. Ce phénomène, appelé "pompe à carbone", est essentiel pour atténuer l’effet de serre. Cependant, la déforestation et les incendies, souvent liés à l’expansion agricole ou à l’exploitation minière, menacent cet équilibre. Des études récentes suggèrent que certaines zones de l’Amazonie pourraient basculer vers un état de savane si la déforestation dépasse un seuil critique, estimé entre 20 et 25 % de la surface actuelle. Ce basculement aurait des répercussions en cascade sur les régimes de pluies en Amérique du Sud et au-delà.

Des peuples autochtones en première ligne de la préservation

L’Amazonie est également le territoire de près de 400 peuples autochtones, dont certains, comme les Korubo ou les Mashco-Piro, vivent encore en isolement volontaire. Ces communautés entretiennent des savoirs traditionnels transmis depuis des millénaires, notamment sur l’usage des plantes médicinales ou les techniques de gestion durable des ressources. Leurs territoires, souvent superposés aux zones les plus riches en biodiversité, constituent des remparts contre la déforestation illégale. Pourtant, ces peuples font face à des menaces croissantes, allant de l’exploitation illégale des terres à la propagation de maladies introduites par les contacts forcés avec des acteurs extérieurs. Leur survie est indissociable de celle de la forêt elle-même.