Étoiles et galaxies

Quelle est la plus grande étoile connue à ce jour ?

La réponse

La plus grande étoile connue à ce jour est Stephenson 2-18, une supergéante rouge située dans l'amas ouvert Stephenson 2. Elle a un rayon estimé à environ 2 150 fois celui du Soleil, ce qui en fait l'une des étoiles les plus volumineuses jamais découvertes. Si elle remplaçait le Soleil, elle s'étendrait au-delà de l'orbite de Saturne.

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Stephenson 2-18 est généralement considérée comme la plus grande étoile connue à ce jour. Il s’agit d’une supergéante rouge située dans l’amas ouvert Stephenson 2, dans la constellation de l’Écu de Sobieski. Son immense taille repose sur une estimation de son rayon, qui atteindrait environ 2 150 fois celui du Soleil. Comme ces mesures dépendent de la distance de l’étoile et de l’interprétation de ses propriétés, les classements peuvent évoluer, mais Stephenson 2-18 demeure la principale candidate au titre de plus grande étoile connue.

Une dimension exceptionnelle

Le rayon de Stephenson 2-18 serait donc environ 2 150 fois supérieur à celui du Soleil. Cette comparaison concerne le rayon, c’est-à-dire la distance entre le centre de l’étoile et sa surface, et non sa masse. Une étoile aussi étendue possède des couches externes extrêmement dilatées, caractéristiques des supergéantes rouges. Sa surface est beaucoup plus éloignée de son centre que celle du Soleil, ce qui lui confère un volume extraordinaire : à rayon égal, le volume d’une sphère augmente très rapidement, selon le cube de son rayon.

Si elle remplaçait le Soleil

La meilleure façon de visualiser ses proportions consiste à imaginer Stephenson 2-18 à la place du Soleil. Son enveloppe s’étendrait bien au-delà de l’orbite de Saturne. Elle engloutirait sans difficulté les orbites de Mercure, de Vénus, de la Terre et de Mars, ainsi que les régions situées entre les planètes intérieures et les planètes géantes. Cette comparaison décrit l’étendue de ses couches externes ; elle ne signifie pas que l’étoile possède une surface solide comparable à celle d’une planète. Comme les autres supergéantes rouges, elle est constituée de gaz et de plasma dont les limites sont diffuses.

Une étoile au terme d’une évolution massive

Stephenson 2-18 appartient à la famille des supergéantes rouges, des étoiles massives parvenues à un stade avancé de leur évolution. Après avoir consommé une grande partie de leur hydrogène central, ces étoiles voient leurs couches externes se dilater fortement. Leur luminosité et leur taille peuvent alors devenir considérables, tandis que leur surface prend une apparence rougeâtre. L’exemple de Stephenson 2-18 rappelle aussi que le record de taille ne se confond pas avec celui de la masse ou de la luminosité : les astronomes comparent plusieurs caractéristiques différentes pour étudier les étoiles les plus extrêmes.

Un record fondé sur des estimations

La taille d’une étoile aussi lointaine ne se mesure pas directement comme celle d’un objet proche. Les astronomes l’estiment notamment à partir de sa distance, de sa luminosité et de sa température de surface. Une incertitude sur l’un de ces paramètres peut donc modifier le rayon calculé. C’est pourquoi l’expression « plus grande étoile connue » doit être comprise comme le meilleur classement établi à partir des observations disponibles. Avec un rayon estimé à environ 2 150 fois celui du Soleil, Stephenson 2-18 reste néanmoins l’une des étoiles les plus volumineuses jamais découvertes et la réponse de référence à la question du plus grand rayon stellaire connu.

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