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Quelle est la plus ancienne pyramide d’Égypte encore debout ?

La réponse

La pyramide à degrés de Djoser, située à Saqqarah, est la plus ancienne pyramide d’Égypte. Construite vers 2650 av. J.-C. sous le règne de Djoser et conçue par l’architecte Imhotep, elle marque la transition entre les mastabas et les pyramides classiques.

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Dans la nécropole de Saqqarah, en Égypte, la pyramide à degrés de Djoser se distingue comme la plus ancienne pyramide d’Égypte encore debout. Construite vers 2650 av. J.-C., sous le règne du roi Djoser, elle a été conçue par l’architecte Imhotep. Son édification constitue une étape majeure de l’histoire de l’architecture funéraire égyptienne : elle transforme le modèle traditionnel du mastaba en un monument monumental à plusieurs niveaux et ouvre la voie aux pyramides classiques de l’Ancien Empire.

De la tombe rectangulaire à la pyramide

Avant Djoser, les tombes royales prenaient principalement la forme de mastabas, des constructions rectangulaires à toit plat qui recouvraient des chambres funéraires creusées dans le sol. La pyramide de Saqqarah est née d’un projet progressivement agrandi. À partir d’un premier mastaba, les bâtisseurs ont ajouté plusieurs niveaux de dimensions décroissantes, jusqu’à former six degrés superposés. L’édifice, construit en pierre calcaire, s’élevait à près de 60 mètres. Cette organisation en terrasses ne correspond pas encore à la silhouette lisse des pyramides de Gizeh, mais elle constitue une innovation décisive : pour la première fois, une tombe royale adopte une forme véritablement pyramidale et une ampleur exceptionnelle.

Le centre d’un vaste complexe funéraire

La pyramide ne formait pas un monument isolé. Elle occupait le centre d’un vaste complexe funéraire entouré d’une enceinte en calcaire, comprenant des cours, des chapelles, des temples et différents bâtiments liés aux cérémonies royales. Sous la pyramide, un réseau de galeries et de chambres accueillait les aménagements funéraires. L’ensemble était conçu pour assurer la continuité du culte du souverain et la célébration des rites associés à son passage dans l’au-delà. La complexité du site montre que le projet d’Imhotep ne consistait pas seulement à élever une tombe : il s’agissait de créer un espace cérémoniel complet, destiné à affirmer le statut divin du roi et la permanence de son pouvoir.

Un modèle pour les pyramides ultérieures

La pyramide à degrés de Djoser marque la transition entre les mastabas et les pyramides classiques. Les souverains qui lui ont succédé ont poursuivi l’expérimentation architecturale, jusqu’à l’apparition de pyramides à faces lisses, notamment celles édifiées à Dahchour puis à Gizeh. Le monument de Saqqarah n’est toutefois pas demeuré intact : il a subi au fil des siècles les effets de l’érosion, des dégradations et de diverses interventions humaines. Des travaux de restauration contemporains ont contribué à préserver sa structure. Le site de Memphis et de sa nécropole, qui comprend notamment les champs de pyramides de Gizeh à Dahchour, est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1979. Malgré ces transformations, la pyramide de Djoser reste le plus ancien témoignage monumental de la forme pyramidale égyptienne encore debout.

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