Guerre froide

Quelle est la période généralement considérée comme celle de la Guerre froide ?

La réponse

La Guerre froide s'étend généralement de 1947, date du discours de Truman définissant la politique d'endiguement du communisme, jusqu'à la chute de l'Union soviétique en 1991. Cette période a été marquée par une tension constante entre les États-Unis et ses alliés, d'une part, et l'URSS et ses partenaires, d'autre part, sans conflit direct majeur entre les deux superpuissances.

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La Guerre froide désigne la longue confrontation politique, idéologique, militaire et stratégique qui a opposé les États-Unis et leurs alliés à l’Union soviétique et à ses partenaires. Elle est généralement située entre 1947 et 1991. Cette chronologie correspond au moment où l’affrontement entre les deux blocs devient clairement structurant pour les relations internationales, puis à sa disparition avec l’effondrement de l’Union soviétique.

1947, une date de début généralement retenue

Les tensions entre les États-Unis et l’URSS apparaissent avant 1947, notamment à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Les désaccords portent alors sur l’avenir de l’Europe, le statut de l’Allemagne et l’organisation politique des territoires libérés. Toutefois, l’année 1947 est généralement considérée comme le début de la Guerre froide, car l’opposition entre les deux puissances prend alors une forme publique et durable. En mars, le président américain Harry Truman présente une politique destinée à soutenir les États menacés par l’expansion du communisme. Cette orientation, connue sous le nom de doctrine Truman, s’inscrit dans la politique d’endiguement de l’influence soviétique et contribue à structurer l’affrontement entre les deux blocs.

Une confrontation mondiale sans guerre directe entre les superpuissances

Pendant cette période, les États-Unis et l’Union soviétique évitent de s’affronter directement dans une guerre ouverte, notamment en raison du risque nucléaire. La rivalité s’exprime plutôt par la course aux armements, la propagande, l’espionnage, la compétition technologique et le soutien apporté à des camps opposés dans plusieurs conflits. La guerre de Corée, de 1950 à 1953, et la guerre du Vietnam, de 1955 à 1975, illustrent cette dimension indirecte de la confrontation. La crise des missiles de Cuba, en 1962, montre quant à elle jusqu’à quel point la tension entre Washington et Moscou peut devenir dangereuse, même sans affrontement militaire direct entre les deux superpuissances.

1989, un tournant majeur en Europe

La chute du mur de Berlin, en novembre 1989, constitue un repère particulièrement symbolique de la fin de la Guerre froide. Elle manifeste l’affaiblissement du contrôle soviétique sur l’Europe de l’Est et accompagne la transformation rapide des régimes communistes de la région. Cette date ne met toutefois pas immédiatement fin à l’Union soviétique ni à toutes les structures de la confrontation entre les deux blocs. Elle est donc souvent présentée comme un tournant décisif ou comme le début de la phase finale de la Guerre froide, plutôt que comme sa clôture définitive.

1991, la fin généralement admise

La dissolution de l’Union soviétique, en décembre 1991, est généralement retenue comme la fin de la Guerre froide. Elle fait disparaître l’un des deux pôles de la confrontation qui avait organisé les relations internationales depuis 1947. Les réformes engagées par Mikhaïl Gorbatchev, les difficultés du système soviétique et la montée des revendications nationales dans plusieurs républiques de l’URSS participent à cet effondrement. Ainsi, même si les origines de la rivalité remontent aux dernières années de la Seconde Guerre mondiale et si sa conclusion s’est déroulée progressivement, la période 1947-1991 demeure la chronologie de référence pour désigner la Guerre froide.

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