Nature

Quelle est la différence entre un désert chaud et un désert froid ?

La réponse

Un désert chaud, comme le Sahara, se caractérise par des températures élevées pendant la journée et des précipitations très faibles, souvent inférieures à 250 mm par an. À l'inverse, un désert froid, comme l'Antarctique, présente des températures négatives et des précipitations sous forme de neige. Les deux types de déserts partagent cependant un point commun : leur aridité extrême, qui limite fortement la vie végétale et animale.

En savoir plus

Un désert ne se définit pas seulement par la chaleur : son principal trait est l’aridité, c’est-à-dire la faiblesse des précipitations et la rareté de l’eau disponible. La différence entre un désert chaud et un désert froid tient surtout aux températures et à la forme des précipitations. Le Sahara représente le premier cas, avec des températures diurnes élevées, tandis que l’Antarctique illustre le second, avec des températures négatives et des précipitations principalement neigeuses. Malgré ces contrastes, les deux milieux imposent de fortes contraintes aux êtres vivants.

Deux régimes thermiques opposés

Dans un désert chaud, les journées peuvent être très chaudes, notamment pendant la saison estivale. L’air sec et le ciel souvent dégagé favorisent un fort réchauffement du sol par le rayonnement solaire. À la tombée de la nuit, la chaleur s’échappe cependant rapidement, et les températures peuvent fortement diminuer. Cette amplitude entre le jour et la nuit est fréquente, même si son importance varie selon les régions. Un désert froid, à l’inverse, connaît des températures négatives pendant une partie importante de l’année, voire de manière durable dans les secteurs polaires. En Antarctique, le froid est lié à la faible hauteur du Soleil, à la présence de surfaces glacées et à la longue durée de l’hiver. Le terme « froid » ne signifie donc pas l’absence de sécheresse : un territoire peut être recouvert de glace tout en recevant très peu de précipitations.

Pluie rare ou neige peu abondante

Les deux types de déserts ont en commun une aridité extrême. Leurs précipitations sont souvent inférieures à 250 millimètres par an, ce qui limite la quantité d’eau accessible aux plantes, aux animaux et aux sols. Dans les déserts chauds, ces précipitations tombent généralement sous forme de pluie. Elles peuvent être très irrégulières, parfois concentrées en épisodes brefs et intenses séparés par de longues périodes sèches. Une averse peut alors provoquer une crue soudaine dans un lit de rivière temporaire, sans rendre pour autant le climat durablement humide. Dans les déserts froids, les précipitations se présentent surtout sous forme de neige. Elles peuvent s’accumuler sous forme de glace dans les régions polaires, mais leur quantité annuelle reste très faible. L’Antarctique est ainsi considéré comme un désert en raison de son extrême sécheresse, malgré son immense couverture de glace.

Des adaptations à la chaleur ou au gel

L’aridité commune réduit fortement la végétation et la diversité animale, mais elle n’empêche pas toute vie. Dans les déserts chauds, les plantes doivent conserver l’eau : certaines, comme les cactus, la stockent dans leurs tissus et limitent les pertes liées à la transpiration. De nombreux animaux évitent les heures les plus chaudes en étant actifs la nuit ou à l’aube. Dans les déserts froids, le principal obstacle est le gel, auquel s’ajoute la difficulté d’accéder à l’eau lorsqu’elle est immobilisée sous forme de glace. Les végétaux y sont souvent très rares et se développent surtout durant les périodes favorables, dans les zones libres de glace ; les lichens et les mousses en sont des exemples. Les animaux présents dans les milieux froids disposent, selon les espèces, d’une isolation constituée de fourrure, de plumes ou de graisse. Ainsi, le désert chaud et le désert froid diffèrent par leur régime thermique et l’état de leurs précipitations, mais ils se ressemblent par la pénurie d’eau qui structure tout leur écosystème.

CultureG.org