Pain et boulangerie

Quelle est l’origine historique du croissant et quel ingrédient le distingue ?

La réponse

L’origine du croissant est discutée : sa forme s’inspire probablement du kipferl autrichien, tandis que le croissant moderne s’est développé en France. Il se distingue par le beurre, incorporé en couches dans une pâte levée feuilletée.

En savoir plus

Le croissant est aujourd’hui l’un des symboles les plus reconnaissables de la boulangerie française, mais son histoire ne se résume pas à une invention attribuable avec certitude à un lieu ou à une personne. Sa forme rappelle probablement le kipferl, une spécialité autrichienne en forme de demi-lune. Le croissant moderne s’est toutefois développé en France, où sa recette a pris la forme que nous lui connaissons. Son ingrédient distinctif est le beurre, incorporé en couches dans une pâte levée feuilletée.

Le kipferl, une origine probable

Le kipferl est une pâtisserie traditionnelle autrichienne dont la silhouette arquée évoque celle du croissant. Cette ressemblance explique qu’il soit généralement considéré comme une source d’inspiration probable du croissant. Elle ne permet cependant pas d’affirmer qu’un événement précis serait à l’origine de la viennoiserie actuelle. L’histoire de cette filiation reste discutée, et les récits qui attribuent la naissance du croissant à une anecdote unique doivent être considérés avec prudence. Ce qui est établi, c’est le lien entre la forme du kipferl et l’évolution ultérieure des viennoiseries associées à cette silhouette.

Le développement du croissant en France

Même si son inspiration est probablement autrichienne, le croissant moderne s’est développé en France. Des pratiques de boulangerie et de viennoiserie venues d’Europe centrale y ont été adaptées, jusqu’à donner une préparation différente du kipferl d’origine. La France n’a donc pas nécessairement inventé la forme en demi-lune, mais elle a contribué à fixer la recette et les méthodes qui caractérisent le croissant contemporain. Cette évolution explique pourquoi le croissant est aujourd’hui fortement associé à la tradition boulangère française, tout en conservant une référence historique à l’Autriche.

Le beurre, ingrédient essentiel

L’élément qui distingue principalement le croissant est le beurre. Celui-ci n’est pas simplement ajouté à la pâte comme une matière grasse ordinaire : il est incorporé sous forme de couche, puis enfermé dans la pâte avant plusieurs opérations de pliage et d’étalement. Cette technique, appelée tourage, crée une succession de couches de pâte et de beurre. À la cuisson, elle donne au croissant son extérieur croustillant, son intérieur alvéolé et sa richesse aromatique. Le beurre joue donc à la fois un rôle gustatif et structurel.

Une pâte levée feuilletée

Le croissant repose plus précisément sur une pâte levée feuilletée. Elle contient de la levure, qui contribue au développement de la pâte, puis elle est laminée avec le beurre afin de former son feuilletage. Cette précision est importante : le croissant n’est pas une simple pâte feuilletée, car il associe le travail des levures à celui du tourage. Sa forme en croissant rappelle son probable héritage autrichien, tandis que sa texture, sa fabrication au beurre et son développement en France définissent la version devenue emblématique de la boulangerie française.

CultureG.org