Histoire de l'aviation

Quelle compagnie aérienne a réalisé le premier vol commercial supersonique en 1976 ?

La réponse

La compagnie britannique British Airways, en collaboration avec Air France, a lancé le premier service commercial supersonique avec le Concorde le 21 janvier 1976. Ce vol inaugural reliait Londres à Bahreïn, marquant une étape majeure dans l'histoire du transport aérien.

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Le 21 janvier 1976, la compagnie britannique British Airways, en collaboration avec Air France, inaugura le premier service commercial supersonique de l’histoire avec le Concorde. Le vol assuré au départ de Londres reliait la capitale britannique à Bahreïn. Cette mise en service marquait le passage des vols d’essai et des démonstrations technologiques à une exploitation régulière destinée aux passagers, et ouvrait une nouvelle période dans l’histoire du transport aérien.

Un programme franco-britannique

Le Concorde était le résultat d’un accord intergouvernemental conclu en 1962 entre la France et le Royaume-Uni. Les deux pays décidèrent de mettre en commun leurs moyens industriels et leurs compétences pour développer un avion de ligne capable de voler à une vitesse supersonique. La conception fut menée par les constructeurs Sud-Aviation, devenu ensuite une composante d’Aérospatiale, et la British Aircraft Corporation. Le programme devait répondre à des difficultés particulières : résistance des matériaux à très haute vitesse, échauffement de la cellule, consommation de carburant, nuisances sonores et nécessité de préserver la sécurité et le confort des passagers.

Le lancement des services commerciaux

Le 21 janvier 1976, British Airways et Air France commencèrent leurs propres services commerciaux avec le Concorde. British Airways exploitait la liaison Londres-Bahreïn, tandis qu’Air France inaugurait de son côté une liaison entre Paris et Rio de Janeiro avec une escale à Dakar. Le vol britannique vers Bahreïn est celui qui est généralement retenu pour identifier le premier service commercial supersonique. Il ne s’agissait donc pas du premier vol du Concorde, qui avait déjà été testé auparavant, mais du début de son emploi régulier pour transporter des voyageurs payants.

Une prouesse technologique

Le Concorde devait ses performances à une combinaison de choix techniques spécifiques. Son aile delta était adaptée au vol à grande vitesse, tandis que ses quatre turboréacteurs Olympus 593, équipés de postcombustion, lui permettaient d’atteindre environ Mach 2 en croisière. Il évoluait également à une altitude supérieure à celle de la plupart des avions de ligne subsoniques. Cette vitesse réduisait considérablement la durée de certaines liaisons long-courriers : les traversées de l’Atlantique, notamment entre Londres ou Paris et New York, pouvaient être réalisées en environ trois heures et demie dans les conditions prévues par le service.

Un transport prestigieux mais limité

Le Concorde associait cette rapidité à une expérience de voyage haut de gamme, mais son exploitation restait coûteuse. Sa consommation de carburant, les dépenses de maintenance, les restrictions liées au bang supersonique et les limitations imposées au-dessus des zones terrestres réduisaient le nombre de routes accessibles. Le prix élevé des billets empêchait également le supersonique de devenir un mode de transport aérien de masse. British Airways et Air France poursuivirent néanmoins l’exploitation de l’appareil pendant plusieurs décennies. Le Concorde demeure ainsi associé à l’inauguration, en 1976, du premier véritable service régulier de transport supersonique de passagers.

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